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12 novembre 2008

« Du grain à moudre » sur France Culture

J’ai participé ce soir à l'émission « Du grain à moudre » sur France Culture ; émission que j’apprécie particulièrement, car elle est animée par deux brillants journalistes, Julie Clarini et Brice Couturier, qui permettent à la pensée de s’exprimer, et aux vrais débats de s’installer.

Vous pouvez retrouver ci-dessous l’enregistrement de l’émission.

Partie 1 (durée: 12 min.)

Partie 2 (durée: 10 min.)

Partie 3 (durée: 12 min.)

Partie 4 (durée: 10 min.)

21:49 | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : repentance, intégration | |

Commentaires

Madame,

c'est la 1er fois que je fais un commentaire sur un blog en rentrant du taff parfois jecoute france culture je termine tard ce qui me permet d'avoir acces a des emissions pouvant me permettre d'avoir un jugement du moins a essayer de comprendre le monde qui m'entoure javoue que quand j'ai ecouter vos propos enfin je me suis senti apaisé car je ne suis plus le seul a psenser que la situation ou nous ont planges certaines "elites" bien pensantes sous pretexte de liuttte contre le racisme ils n ont fais exacerber les tensions.;ca me fais penser a al utte au sein de certains cercles de reflexion du ps pour leur faire comprendre que ce netait pas en diabolisant le pen qu'on le combattrais efficeement que ont avais leffet inverse et je dit ca avant 2002.;j'ai put avoir acces a des mises en place progammatique au sein du mjs j'ai put apporter mon grain de sel pour certains jetais un fou ..car je n'ai pas dans le courant..je pense que pour vous ,vous devez vous confrontez a cela en tout cas je serais ravis de pouvoir entretenir une correspondance depuis 4 ans j'ai laissé tomber mon engagement politique j'ai ete salaire d un parti ai eu des responsabilites mais j'ai ete disont un peu decu et eu envie de prendre une autre voix mais il est clair que depuis quelques mois je suis tres inquiet sur le fait d un affrontement multi ethinqiue multi social la crise ne vas que lexacerber...

Écrit par eric | 12 novembre 2008

Madame Sorel

Un nom stendhalien,une exergue des plus dignes déclarations d'amour, et une pensée limpide, salutaire. elle sonne,pour paraphraser le titre du livre de Marc Bloch, comme une "éclatante victoire".
Pardon pour l'heure tardive de cet hommage...mais je fus saisi par la lecture des propos du blog.Et longtemps hésité avant de me décider à l'exprimer.
je suis impardonnable, étant constamment à l'affût de productions intellectuelles sur le thème-qui nous est si cher, n'est-ce pas?- de l'intégration, comment ai-je pu passé à côté d'un livre dont j'appelais les propos de mes voeux? je n'en vois qu'une explication; celle qui sied à tout travail dérangeant par le sérieux de sa démarche,la justesse de ses propos et la sérénité de son ton et de ses propositions.j'insiste.il ne peut m'avoir échappé par légèreté.Aurait-il subi l'ex communion dans les médias bien pensants?.il me plaît à le supposer . Dieu merci ma fidélité à l'émission "Du grain à moudre" m'a aujourd'hui même récompensé au delà de ce qu'il est permis d'espérer:je vous ai entendu émouvoir intellectuellement Monsieur P.Nora au point de l'entendre bafouiller en concluant l'émission.Et je ne vous parle pas de votre assurance face à Pascal Blanchard,chantre de la repentance version esclavage!...chapeau bas madame.
"Pourquoi tant de solennité dans les propos,alors?" me diriez-vous.D'abord, une si proche parenté de pensée cela ne cours pas les rues.Ensuite,en parallèle à mon gagne pain, je travaille sur ce thème de l'intégration depuis quelques années, et croyez-moi, en dehors du livre de Gaston Kelman "je suis noir et je n'aime pas le manioc", personne n'a produit une analyse aussi pertinente sur le rapport enfants de l'immigration/"francité" si vous me passez ce néologisme.je travaille avec cette problématique aussi. c'est peut-être pour cela que je me suis enthousiasmé au point de rédiger un commentaire sur un blog pour la première fois, que j'espère ne sera pas la dernière pour le votre car j'ai l'intention de vous"embêter"autant que faire se peut et tant pis pour vous: vous n'aviez qu'à écrire des fadaises que tout le monde attend et encense. vous auriez gagné votre place au soleil et sorti votre complainte sur les malheureux enfants de la banlieue et leur marginalisation, comme les autres.Merci néanmoins d'avoir choisi le courage. vous n'avez pas ouvert une voie .vous avez débroussaillé un maquis. merci et à bientôt.

Écrit par BALADI Brahim | 13 novembre 2008

J'ai écouté l'emission et j'ai apprécié vos interventions.

Je vis aux E.U. depuis de longues années, à NY. Je voudrais apporter les observations suivantes. Je ne sais pas comment ils peuvent se rapporter à l'experience française mais je les offre pour information.

Les E.U. accueillent des dizaines de milliers d'immigrés par an. Il suffit de prendre un taxi ou acheter un kebab au kiosque au coin de la rue pour savoir combien ces nouveaux arrivants s'identifient au projet américain. Ils sont fiers d'être arrivés en Amérique. Ils affichent des petits drapeaux U.S. dans leurs taxis ou sur leurs carts. Ils prennent très rapidement les habitudes decontractées des américains. De leurs côté, les américains se sentent solidaires, tout le monde veut que le mec qui vend des journaux au coin de la rue reussisse .

Ces nouveaux arrivants se sentent immediatement attachés aux USA mais en même temps on leur demande absolument pas de renier leurs pays d'origine. Ils peuvent vivre dans leurs communautés, où ils peuvent écouter leur médias, lire leur journaux, parler leur langue, manger leur plats. Ils sont "pakistani-americans", "mexican-americans", "chinese-americans". Mais ils n'en sont pas moins américains. Ils sont unis aux USA par un sentiment de citoyenneté et un projet politique (qui est celui de la liberté). C'est facile à faire, l'Amérique s'accomode très bien de la pluralité, religieuse ou communautariste, c'est une forme de liberté.

La deuxième génération choisit souvent l'intégration. Ma femme par exemple est coréeenne, 2eme génération. Elle à fait ses études à Princeton.

Il m'arrive tous les jours en rencontrant des personnes aux U.S.A depuis peu de temps, et en voyant comment ils se sentent à l'aise et chez eux dans ce pays, comment ils deviennent si facilement américains, dans leurs expressions et façon d'être, en voyant leur enthousiasme pour l'amérique et le mode de vie américain, de me dire, "man, what a country".

Vu d'ici, les problèmes de la France me paraissent bien étranges.

Écrit par Alain | 13 novembre 2008

Madame,

J'ai eu le plaisir de vous écouter sur France Culture ce soir et je souhaitais, très simplement vous remercier pour votre courage, votre élocution et vos idées si différentes de ce "politiquement correcte" trop souvent guidé , comme vous le dites si bien, par l'opportunisme carrieriste de trop nombreux politiques. Vous offrez de la fraicheur positive, posez de vraies questions, ouvrez de réelles perspectives et je me réjouis de pouvoir vous lire.

Recevez, Madame, avec encore toutes mes félicitations, l'expression de mes salutations les meilleures.

Écrit par Françoise | 13 novembre 2008

Mme Sorel,

Vous êtes un parfait exemple de ce que jadis "le roman français "réussissait à créer. Pour ma part je souscris totalement à votre analyse. Merci pour votre réflexion. Je vais m'empresser de trouver votre ouvrage.

Écrit par jugurta | 13 novembre 2008

Madame,

Auditeur de l'émission "Du grain à moudre" j'ai écouté avec beaucoup d'intérêt l'émission dans laquelle vous interveniez - et c'est un peu compliqué de conduire et d'écouter une émission aussi intéressante en même temps :o) Ne connaissant pas votre ouvrage "le puzzlz de l'intégration", j'ai été conquis par vos propos et votre analyse. Cela ne doit pas être facile de ramer à contre-courant des idées de l'air du temps...

Écrit par Laurent | 14 novembre 2008

Madame,

Lecteur de votre livre dès sa parution, car j'avais entendu alain Finkielkraut en faire l'éloge, j'avais été très impressionné par la connaissance précise et intime que vous aviez du problème de l'insertion/intégration des jeunes issus de l'immigration.
Aujourd'hui j'ai écouté l'émission "le grain à moudre" sur FC et je voulais vous faire part de mon émotion face à la force et à la qualité de vos propos sur le sujet.
Il doit vous falloir beaucoup de courage pour affronter la bien pensance pénitentielle si ancrée dans les media et si éloignée du ressenti de tant de nos concitoyens.
Merci à vous de défendre avec conviction, émotion et lucidité les principes républicains face à la démagogie compassionnelle et l'hypercritique à sens unique.

A bientôt sur votre blog

Écrit par Bernard | 15 novembre 2008

J'ai d'abord lu votre article, puis vous ai entendue sur France Culture, et je trouve enfin votre blog.
C'est peu dire que votre "combat" m'enthousiasme, et la citation de Marc Bloch (quintessence de ce que la culture française a pu produire de plus respectable et beau), placée en exergue sur votre blog, ajoute encore à mon sentiment.
J'utilise à dessein le mot "combat" car hélas nous en sommes là je pense, et si l'on veut réellement infléchir le cours des choses, et contrer cette mouvance communautariste irréfléchie, méprisante de l'histoire et des idées, et qui nous mène tout droit au chaos, il faut se mettre en ordre de bataille, veiller, nous défendre, et s'il le faut attaquer. Car ces attentats répétés et organisés contre nos plus belles valeurs républicaines, qui se prétendent au service de la diversité mais ne vont faire que fragmenter notre société, ont malheureusement le soutien des puissants et donc de certains médias. Il faut je crois nous organiser pour être plus forts et appuyer vos idées. Pour réussir d'abord l'insertion, puis réformer le droit du sol pour espérer aboutir à de véritables intégrations, qui se produiront d'elles-mêmes, ou qui ne se produiront pas, comme vous l'expliquez avec force et détermination dans le Débat. Bien à vous.

Écrit par Sailorman | 15 novembre 2008

Je suis entièrement d'accord avec vos propos, i.e. : s'en tenir aux valeurs de la république, et à la liberté, pour condamner tous les dérapages (je dis bien tous les dérapages).
Par contre, j'ai ce témoignage à apporter :
Je suis algérienne. J'ai grandi en Algérie jusqu'à l'age de 23 ans (donc majeure). Il est vrai qu'en arrivant en France, la découverte des comportements des jeunes français issus de l'immigration maghrébine me surprenait, pour na pas dire me choquait. Nous, qui étions bien polis et aussi très politiquement correct (ça aussi c'était culturel puisqu'en Algérie on n'a jamais été habitué à la liberté d'être et de penser), on trouvait ça très insolent.
Depuis j'ai bien changé (j'ai 40 ans) et je vis toujours en France . J'ai aussi vécue 2 ans en UK et 1 an en Allemagne dans le cadre de mes études et mon travail.

Ma question est la suivante (une question que je me posais d'ailleurs dès mon arrivée en France) : pourquoi ce comportement des jeunes des banlieues ? et pourquoi moi je n'ai pas ce comportement là ? vous en avez aussi parlé lors de l'émission du grain à moudre.
La seule différence est que moi j'ai grandi en Algérie mais pas eux. Je pense que ces jeunes ressentent une réelle crise identitaire (chose que ne ressentent pas les français de souche, ni moi d'ailleurs parce qu'ayant grandie en Algérie). Crise identitaire pour deux raisons : 1) tiraillement entre deux cultures, et 2) très mauvaise insertion (et ce dès le départ) dans la société française - bidons ville, cités dortoirs délocalisées, etc.

Je pense que c'est un point important à soulever. Que pourriez vous nous dire de cette crise identitaire ?

Pour le reste je suis tout à fait d'accord avec vous : pas de discrimination positive, ni de victimisation ni de culpabilisation.

Écrit par Fouzia | 16 novembre 2008

Chère Fouzia,

Vous posez la question centrale: "pourquoi ce comportement des jeunes de banlieues?" et l'a placez, très justement, en miroir avec l'attitude des jeunes qui sont éduqués au sein de leurs sociétés culturelles d'origine. La réponse à cette question, c'est l'ensemble des pièces du puzzle de l'intégration qui ont manqué pour mieux comprendre l'origine du malaise identitaire dont sont victimes ces jeunes. Vous saisirez aisément que je ne puisse résumer en quelques lignes un ouvrage complet. J'aborde également dans la deuxième partie de mon livre, le pourquoi de l'aggravation dans le temps de la situation de l'intégration, comme nous l'observons actuellement. Il est en effet courant, et pas seulement en France, que la première génération s'insère et manifeste même parfois le souhait de s'intégrer, quand au contraire, sa descendance va violemment se dresser contre la société d'accueil. Je ne peux que vous encourager à vous plonger dans le Puzzle de l'intégration.
Bien cordialement. Malika Sorel

Écrit par Malika Sorel | 17 novembre 2008

Bonjour Fouzia,

Je tente d'apporter quelques réflexions à votre post.
Il y a une différence entre l'individu et le citoyen c'est que ce dernier est lié à un collectif. Les jeunes de banlieues dont vous parlez ont baigné dans une société plus individualiste que leur pays d'origine. Sans dimension collective l'individu ne voit pas vraiment ses limites.
En réalité depuis les années 80 les élites françaises (partisans de l'Europe) jouent l'individu contre le citoyen. Pour bien comprendre la différence entre ces deux concepts j'invite les lecteurs à lire les théories satanistes pour comprendre le danger d'une société fondée uniquement sur l'individu.

Vous dites que les "Français de souches" ne connaissent pas de crise identitaire. Pas de la même façon peut-être mais les nationalistes corse font 20% actuellement, des partis identitaires apparaissent en alsace et ailleurs. Le pays nantais est réclamé par des partis breton.

Pour en revenir aux jeunes de banlieues quand on observe un peu les faits il y a du religieux mais aussi beaucoup d'adhésion à une société du fric et de l'individualisme. L'Obamania délirante nous le montre bien nous avons en face de nous , entre autre, une américanisation de la société française. C'est une conséquence, selon moi, de l'Europe et de la mondialisation.

Entre les USA et la France les valeurs sont identiques mais la dimension entre l'individu et le citoyen n'est absolument pas la même.

Cordialement

Écrit par arnaud | 18 novembre 2008

Merci pour vos réponses.
L'américanisation de la société française me parait bien plus géographiquement généralisée (non seulement dans les banlieues). Américanisation plutôt en termes de "matérialisme" (Le cinéma terminator et batmann, le Macdo style, etc.) et non pas en termes de valeurs vertueuses de l'Amérique.
Je pense aussi qu'on ne peut pas être que Fière de son pays. "Fier" et "pas Fier", ces deux facettes sont nécessaires à tout citoyen, afin de ne pas retomber dans le mythe du nationalisme.
On est fier pour des raisons bien identifiées (qu'on devrait mieux identifier et toujours rappeler), puisque cette fierté rassemble les citoyens. Mais on est aussi pas fier pour d'autres raisons aussi valables : faits historiques, au delà des valeurs républicaines.
Je pense que ces DEUX notions sont très importantes.
l'Amérique est donc un pays (avec son histoire) comme un autre avec ces deux facettes là.
Pour ce qui est du retour au religieux, je pense que c'est aussi un manque terrible de système de valeurs alternatif ...

Écrit par Fouzia | 19 novembre 2008

Bonjour Madame,

J'ai écouté " Le grain à moudre" du 13 novembre et j'ai été saisie par tant de lucidité. Aussi, je me suis empressée d'acheter votre livre que je savoure.
Cependant, je tiens à apporter ma contribution sur un autre point du problème, indicible certes, mais qui mérite d'être dénoncé.
Je suis également d'origine algérienne et ne suis venue en France qu'à l'âge de 21 ans, je crois connaître, par conséquent, la société magrébine.
Il me semble ainsi que vous omettez une particularité importante propre au monde musulman, je parle bien entendu du racisme anti chrétien qui prévaut ordinairement, mais qui prend ici, en France une forme radicale. Il explique à mon sens également ce dédain que les jeunes de banlieues affichent à l'égard des valeurs de la société française.
Ce mépris, je le côtoie, en effet, tous les jours dans l'établissement de ZEP où je travaille. Les élèves d'origine musulmane et notamment du Magreb éprouvent une réelle répulsion à l'encontre des élèves non musulmans qu'ils malmènent régulièrement.


Je vous souhaite de continuer à mettre au jour les fourvoiements de la pensée autorisée.
Avec tout mon respect et ma gratitude
Meriyem

Écrit par Soltani | 20 novembre 2008

Chère Meriyem,

Que les enfants issus de l'immigration soient instrumentalisés; qu'ils se complaisent dans une posture très confortable que leur ont fabriquée les théories de la victimisation et celle du choc des civilisations, je vous le concède. Mais il nous faut tous veiller, si nous souhaitons parvenir au traitement en profondeur du problème de l'intégration, à éviter de céder à la facilité de la généralisation. J'ai vécu dans le Maghreb à une époque où cette haine dont vous parlez n'existait pas. Je continue à fréquenter des personnes de confession musulmane et jamais je n'ai senti chez elles une quelconque animosité envers les Chrétiens.

Si la France avait su rester fidèle à ses idéaux et les avait fait respecter; si ses gouvernants politiques n'envoyaient pas, très régulièrement, le signal que des éléments qui fondent l'identité française allaient être abandonnés, nous n'en serions pas là. Là, c'est-à-dire à un tournant de l'histoire de France: soit les Français, dans un sursaut de lucidité et de courage, réussissent à mettre en échec les entreprises que je dénonce régulièrement, soit la société française deviendra le Liban de l'Europe et entrera dans une phase des plus sombres dont nul ne peut prédire aujourd'hui, ni la durée, ni l'issue.
Bien cordialement

Écrit par Malika Sorel | 21 novembre 2008

Bonjour Meryem,

Je comprend ce que vous voulez dire mais je veux juste préciser un point. Le "racisme anti-chrétien" n'existe pas , être chrétien c'est avoir un opinion et on ne peut être raciste envers une opinion. Si on met le terme raciste dans ces concepts c'est la fin du débat.
La non acceptation du non-musulman je l'ai vécu personnellement dans une entreprise où un musulman me demandait de ne pas manger devant lui pendant le ramadan.
Il y a beaucoup de faits dans la presse régionale qui raconte ce que vous dites. Ce sont des atteintes aux personnes des négations des droits fondamentaux.

Par contre je ne rejoint pas totalement Malika Sorel, ce n'est pas seulement un problème des gouvernement français. Il faudrait regarder longuement les dogmes pour expliquer cela et regarder l'histoire de l'islam qui n'a pas connu une critique aussi virulente que nous l'avons connu en France au 19/20 eme siècle. Quand on regarde les idéaux républicain et l'islam (coran hadith et sira) , il y a une telle différence que les frottements sont inévitables.

Cordialement

Écrit par arnaud | 21 novembre 2008

Comment ne pas approuver, Malika Sorel, les propos que vous avez tenus dans l’émission "Du grain à moudre". Les lamentations de la presse me désolent. Je suis fils d'émigré moi-même. Je puis témoigner. J’ai en mémoire l’expérience de ma famille. Mes parents avaient la volonté de s’intégrer. Leur intégration s’est faite sans problème. L’époque était pourtant difficile. Je vous remercie pour votre action courageuse. L’émission m’a appris votre existence et j'ai acheté votre livre.

Écrit par Christian | 23 novembre 2008

bonjour madame,

Je vous remercie de m'avoir répondu et ce, même si vous ne partagez pas complètement mon point de vue.
Je viens cependant de terminer votre livre et je tenais à vous dire à quel point je souscris à votre analyse, elle est juste pertinente et sonne comme un cri d'alarme.
Mon expérience de prof m'amène également à dire qu'il devient urgent de cesser d'imputer à des causes étrangères les troubles de banlieues; l'école forme aujourd'hui des êtres ignares et arrogants, méchants et violents. J'accuse même l'école d'être le lieu où tous ces jeunes font leurs premières armes, c'est en effet là qu'ils apprennent en toute impunité à braver toutes les lois; ils deviendront assurément un véritable fléau pour notre société de demain.
Mes jeunes collègues ne partagent pas toujours cette lecture, l'IUFM a procédé au lavage de cerveau requis pour la pérennité du système. Or, à mon avis, aucun changement ne peut voir le jour sans une prise de conscience unanime de l'ensemble des acteurs de la communauté éducative. Aucun gouvernement ne peut remettre de l'ordre dans cette pétaudière sans ce préalable. Malheureusement il semble bien que nous nous écartons de la réalité et du simple bon sens.

Écrit par Soltani M. | 29 novembre 2008

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