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18 février 2009
La France a besoin de lucidité et de cohérence !
Cher Bernard, vous me demandez ce que je pense de l’article de Seybah Dagoma paru dans Libération du 17 février, et surtout si ce qu’elle avance ne viendrait pas contredire les propos tenus par Jacqueline Costa-Lascoux.
Voici ma réponse : il m'est toujours insupportable de voir les « notables » s’étonner que des groupes qui renvoient au reste de la population une image négative et qui fait peur, ne soient pas invités autant que les autres à des entretiens d’embauche. J’en ai longuement parlé dans mon ouvrage, c’est sur l’amélioration de l’image qu’il est urgent de travailler. Cela ne s’obtiendra pas avec la fabrication d'icônes gouvernementales ou audiovisuelles (Dati, Yade, Amara, Roselmack…) ; non, ça n’est là que de la diversion, et démontre le refus de reconnaître la réalité du problème de l’insertion et de l’intégration dans notre société. Travailler sur l’amélioration de l’image, c’est enseigner aux enfants issus de l’immigration et à leurs familles (ces parents que l’on oublie toujours, on se demande bien pourquoi), que l’on ne peut bafouer les principes qui régissent la société française sans courir le risque d’en payer le coût et d’en subir tôt ou tard les conséquences. Il faut également rappeler certaines vérités, à savoir que l’ascenseur social n’a jamais existé dans notre pays, et que la réussite y est un long parcours jalonné d’obstacles. Les familles françaises de souche européenne savent bien tout cela. J’ai eu à travailler dans le monde des hautes technologies, où seule primait la compétence, et où les considérations misérabilistes liées à la diversité ne venaient pas polluer les équipes. Vous y étiez recruté sur la base de vos capacités techniques, mais aussi de votre faculté d’adaptation et d’insertion dans le groupe déjà existant…
En ce qui concerne l’intégration, la question des moyens est absolument epsilonesque, c’est-à-dire négligeable. Les « spécialistes » d’une prétendue diversité qui ont passé leur temps à exiger de la France davantage de moyens, ont participé à ruiner notre pays et à le mener au bord du gouffre. L’économiste Jean-Paul Fitoussi, Président de l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques, a dit, lors d’une émission du journaliste Benoît Duquesne[1] qui avait pour invité Jean-Louis Borloo, qu’une part substantielle de la dette française accumulée ces trente dernières années étaient imputables au poste « banlieues ».
Dans la crise économique et financière qui secoue le monde, la France n’a strictement aucune chance de s’en sortir si elle ne se fixe pas comme objectif de mener le plus grand nombre de ses enfants vers l’excellence en vue de créer les produits de demain. Nous devons d’urgence renouer avec le modèle républicain qui prône la reconnaissance du seul mérite et de l’effort individuel et collectif. Comment espérer qu’un enfant puisse réussir de manière réelle, et non factice, si notre société réduit sans cesse son niveau d’exigence, et si notre classe politique détourne l’attention de l’opinion avec des mauvaises solutions qui couleront à terme le navire France ? À ce titre, le commissariat de Yazig Sabeg institué par Nicolas Sarkozy doit être supprimé. Si vous souhaitez un avis direct sur cette question, je vous dirai sans détour que Nicolas Sarkozy a trahi les Français qui ont voté pour lui. Il s’est fait élire sur la base de promesses liées au respect de ce qui fonde l’identité du peuple français et n’a eu de cesse, depuis lors, de mettre en œuvre des mesures qui sont de véritables bombes à retardement. J’en sais quelque chose, puisque je passe une grande partie de mon temps à motiver des députés et des sénateurs pour faire tomber des articles de textes de loi qui sont dangereux pour le maintien de la cohésion nationale. Dernier en date, la tentative d’introduction de la discrimination ethnique et raciale dans la loi sur l’audiovisuel.
À présent, réponse à ceux qui m’écrivent régulièrement pour me dire leur détresse de ne pouvoir s’exprimer, alors que je le peux moi-même, selon eux, uniquement en raison de mon ascendance biologique : oui, cela est vrai, vous avez perdu votre liberté, et en êtes entièrement responsables ! Mais il ne nous faut pas nous arrêter à ce constat. La liberté, c’est véritablement le joyau à reconquérir, et c’est de manière démocratique que nous devons y parvenir, car il faut nous attacher à ce qu’aucun mal supplémentaire ne soit infligé à notre pays. Cela ne vous rassurera pas, mais moi aussi je lutte sans cesse contre la censure, contre le pillage de mes idées que l’on attribue à d’autres (voir le rapport de la commission Veil, publié sur le site de la Documentation Française, qui attribue à Fadela Amara mes propos sur le maintien de la cohésion de la Nation et qui n'a, à ce jour, toujours pas incorporé le contenu de mon audition). Je suis exploitée sans véritable marque de reconnaissance, puisque l’on s’applique à faire en sorte que mes idées ne soient pas rendues accessibles au plus grand nombre. Les journalistes ouvrent largement leurs micros et leurs colonnes aux communautaristes, tandis que les défenseurs de notre modèle de société peinent à faire entendre leur voix. Certains jours, il m’est arrivé de vouloir baisser les bras, trop bouleversée par les souffrances infligées à la France sous les yeux de ses enfants bâillonnés. Puis je me ressaisis, et me dis que je n’ai pas le droit de me taire à mon tour. Alors je veux que dans votre désarroi, vous vous souveniez que nous partageons le même amour de la France, et que j’ai besoin de votre aide et de votre soutien pour continuer à avancer vers notre objectif commun : réhabiliter le respect de notre projet collectif de société.
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[1] France 2, Complément d'enquête, « Banlieues : le feu est-il éteint ? », émission du 13 mars 2007.
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Malika,
Merci de votre réponse rapide et argumentée. Je crois peut-être au miracle mais j'aimerai bien qu'un jour Libération vous ouvre ses colonnes pour porter la contradiction au discours convenu sur la "diversité " française dont ce quotidien est une des tribunes privilégiées.
Bravo pour votre courage et l'éclairage que vous donnez aux choses. Vous lire m' aide à penser, à résister au désespoir. C'est un exercice d'intelligence civique.
Écrit par Bernard | 18 février 2009
Je viens de lire l'article de Libération. On y trouve tous les poncifs de la victimisation : quartiers difficiles + patronymes arabes ou africains = aucune chance de gravir les échelons de la société. Aussi pour remédier à cela utilisons un poison, la discrimination positive. On sait où cela mène : le clivage de la société.
Bref, pour ma part j'ai toujours pensé qu'au contraire, être né avec un patronyme maghrébin et grandir dans un quartier modeste, faisait de votre modeste réussite une fierté.
C'est ce qui s'appelle faire d'une faiblesse une force.
Écrit par jugurta | 18 février 2009
Je vous disais hier qu'un temps considérable devait être dépensé pour mettre en échec toutes les initiatives qui tendent à faire régresser la France:
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/02/19/des-deputes-ps-proposent-de-developper-les-statistiques-de-la-diversite_1157242_3224.html#xtor=RSS-3208
Ceux qui ne détiennent guère de compétences pour aider notre pays à aller de l'avant tentent de l'enchainer. Les Français élisent-ils des hommes et des femmes politiques dans le but que ces derniers modifient les fondamentaux de la société française? Je le redis ici, il faut que les Français s'emparent de ces sujets essentiels. Il n'y a en effet que la peur de la non élection ou de la non réélection qui pourra faire stopper, tant qu'il est encore temps, les entreprises destructrices des hôtes des palais nationaux.
Ecrivez-donc à vos élus, allez à leurs rencontres, sensibilisez ceux qui vous entourent à faire de même...Les pétitions ne servent généralement à rien. Ce qui fonctionne par contre, c'est l'approche directe des élus. Ces derniers sont assaillis par les lobbies communautaristes. Pour cette raison, les Français attachés au respect de leurs fondamentaux doivent absolument comprendre qu'il leur faut exercer une pression sur leurs élus afin de contrebalancer ou d'annihiler l'effet de la pression communautariste.
Lisez cet extrait: "Le 11 février, les sénateurs ont en effet adopté une proposition de loi socialiste supprimant les conditions de nationalité qui restreignaient jusqu'alors l'accès des étrangers à certaines professions."
Il existe pourtant des professions qui manipulent des données sensibles, dans certains domaines technologiques mais aussi dans la haute fonction publique, qu'un pays n'a pas le droit d'ouvrir à des étrangers. Ce sont les élites politiques et médiatiques qui ont créé les conditions de l'assujettissement de la France et son implosion potentielle. Ne venez-pas me dire que ce sont les immigrés ! Si nos dirigeants étaient lucides et visionnaires, jamais la France ne se serait en effet trouvée dans un tel état de délabrement avancé, alors réagissez en allant à la rencontre des élus. Ecrivez, dès à présent, aux députés et sénateurs qui vont avoir à examiner le texte déposé par les élus socialistes que cite l'article du Monde: il faut leur ouvrir les yeux et les placer face à leurs responsabilités !!! L'étape suivante sera de sanctionner, dans les urnes, les communautaristes qui se trouvent au Parlement et d'empêcher l'entrée de nouveaux communautaristes dans les palais du pouvoir. Le vote ne doit plus s'effectuer sur des partis politiques mais sur des hommes et des femmes politiques. Si vous êtes convaincus que l'idée "faire France" est la plus importante alors attachez-vous à voter pour ceux qui respectent les principes qui fondent la France et à éjecter du jeu politique, grâce à vos suffrages, ceux qui participent à détruire les principes qui "font France".
Notre époque appelle à ce que tous les enfants de France se mobilisent sans oublier de se tenir la main. C'est la mise en veilleuse du sentiment d'appartenance des Français à un même corps qui a permis aux communautaristes de tous bords d'affaiblir notre pays. Avec un peu de courage, de lucidité et de détermination, les Français réussiront à faire que la France écrive une nouvelle page glorieuse dans son livre d'histoire.
Écrit par Malika Sorel | 19 février 2009
J'adhère totalement à vos écrits Malika.
Vous notez que " l’ascenseur social n’a jamais existé dans notre pays, et que la réussite y est un long parcours jalonné d’obstacles".
Vous avez mille fois raison. Chacun d' entre nous a plutôt emprunté l' " escalier social " qui se monte avec effort, en gravissant marche après marche.
J'admire votre combat.Bravo.
Écrit par michel V | 19 février 2009
On continue avec un texte où la communauté compte plus que l'individu :
http://www.liberation.fr/societe/0101319954-integrer-nos-diversites
Écrit par jugurta | 20 février 2009
Tient un livre qui peut faire avancer les chses, à condition qu'on en parled ans les médias :
http://www.marianne2.fr/La-diversite-est-au-service-du-neoliberalisme-!_a175285.html
Écrit par Delarouzée | 21 février 2009
Une vidéo de Pap Ndiaye sur son livre, "La condition noire".
Un peu long mais intéressant pour comprendre la pensée "communautariste".
Une de ses dernières phrases :"il est donc indispensable d'organiser politiquement des groupes qui ne disposent pas des ressources financières...
Le sempiternel clivage entre ceux qui croient en l'individu et ceux qui souhaitent le ramener à sa collectivité d'origine.
Écrit par jugurta | 25 février 2009
Malika,
je vous remrcie pour votre blog qui donne à lire autre chose que le prêt à penser habituel, sans pour autant verser dans l'outrance de ceux qui se disent "défenseurs de la nation".
Mon dernier article sur mon blog s'intitule de manière provocante "La Diversité ? Une chance pour la France où la guerre civile ?"
Je pointe les contradictions des discours officiels qui nous parlent de "chance et d'enrichissement" et dans le même temps nous mettent en garde contre les dangers d'une société disloquée, d'apartheid, de guerre civile sociale et communautaire...
Je partage votre avis sur la "trahison" de Sarkozy ou en tout cas "l'oubli" par celui-ci de son discours de campagne. C'est une habitude en France et sans doute ailleurs aussi. Les leaders politiques une fois en charge des "responsabilités" font avec le réel.
Et le réel, pour Sarkozy c'est sa réélection, même si il s'en défend. Seul cet objectif peut expliquer son virage à 180°, donnant ainsi la main à l'enterrement de la République auquel la gauche et l'extrême gauche travaillent déjà depuis longtemps.
Cette espoir de réélection dicte à Sarkozy de regarder ce qui s'est passé lors de son élection. L'analyse des résultats par bureau de votes, par quartier, par zone géographique, le montre, il y a eu l'émergence d'un vote communautaire, voire ethnique. Les "minorités visibles", qui seront de moins en moins minoritaires, ont voté massivement pour Ségolène Royal, au point qu'un journaliste dans un quotidien américain a pu dire que c'était en 2007 sans doute la dernière fois qu'en France le vote de la population d'origine aura été déterminant...
C'est précisement en observant la politique démagogique de Sarkozy sur le sujet de l'intégration et de la diversité que j'ai maintenant l'intime conviction que Sarkozy se représentera à la prochaine élection.
Mais en tournant le dos au courage politique Sarkozy fait, comme avant lui Giscard, Mitterand et Chirac, un "vilain tour" à la République.
Écrit par noop | 27 février 2009
Dans mon précédent message j'ai oublié le lien vers la vidéo de pape Ndiaye.
http://www.dailymotion.com/user/laviedesidees/video/x82s1p_les-noirs-une-minorite-francaise-en_news
Dans celui-ci je voudrais répondre à Delarouzée:
La thèse semble-t-il(je n'ai pas lu son ouvrage) du livre "la diversité contre l'égalité" est centrée sur le postulat dominants dominés.
Les dominants mettraient en avant la diversité pour continuer à garder leur influence sur les dominés en leur faisant croire que celle-ci sert l'égalité.
C'est l'autre face de la même médaille, de ceux qui veulent imposer la discrimination positive car ils pensent que les dominants discriminent les dominés.
Certes, il existe des discriminations, mais elles ne sont pas déterminantes dans la vie d'un individu. Si celui-ci souhaite s'en sortir, il le peut. A lui de se retrousser les manches.
Le livre de Walter Benn Michaels tend encore à dresser des groupes d'individus les uns contre les autres, ici les riches contre les pauvres. Il semble dire juste que la diversité ne suffit pas et qu'elle leurre ceux qui y croient.
A lire certes, mais il ne me semble pas qu'il apporte une réponse intéressante aux problèmes de l'intégration.
Je préfère pour paraphraser Regis Debray (précisons que je ne suis pas d'accord sur tout avec cet auteur) sur France inter que la "République c'est faire converger par le haut et vers le haut tout ce qui diverge par le bas."
http://www.dailymotion.com/video/x8ibl1_regis-debray-france-inter_news
Écrit par jugurta | 28 février 2009
Réponse à Noop:
Vous écrivez:
"La réponse n’est ni dans la forteresse, ni dans le métissage, ni dans le communautarisme, elle est dans la République assimilatrice, et dans la gestion raisonnée et contrôlée des flux migratoires."
Dans son livre, Mme Sorel fait une différence entre intégration et insertion, et c'est je crois à une émission radio qu'elle avait démontré que l'assimilation était aussi un concept différent de l'intégration.
S'assimiler (Action de rendre semblable et même identique. source Trésor de la langue française informatisé) c'est devenir le même, se dépouiller dirait le médiatique Zemmour de ses origines, or on n'arrive pas sans un passé, sans une langue maternelle, sans un environnement culturel, dans son pays d'adoption.
On peut s'intégrer, faire sien le même idéal que celui de son pays d'accueil mais on gardera toujours en nous ce "je ne sais quoi" qui nous défini, mais ne nous détermine pas, la naissance.
Écrit par jugurta | 01 mars 2009
@ Jugurta
Effectivement, je suis d'accord avec vous sur les distinctions à faire dans ce vocabulaire.
Mais il ne s'agit pas de se dépouiller de ce "je ne sais quoi" qui nous définit. Il s'agit de savoir si l'on désire faire sien le patrimoine culturel, historique, de son pays d'accueil où lui faire "partager" le sien propre et, mais surtout, celui de sa communauté d'origine.
C'est un vaste sujet.
L'assimilation à la culture d'un pays n'est pas la production de clones identiques. La culture française est je crois la preuve que sur une même base culturelle la diversité peu s'épanouir mais sans renoncer à la cohésion du partage. Là aussi il faudrait prendre le temps de définir ce que l'on met dans ce mot diversité.
J'ai aussi écrit :
"Au début il y avait l’assimilation à l’intérieur et la mission à l’extérieur.
Décolonisation aidant la mission sera abandonnée et l’assimilation conservée.
Puis avec 68 et le relativisme nous sommes passés de l’assimilation, à l’intégration.
Puis avec l’anti-racisme on opta pour la diversité et le multiculturalisme.
Mais pour satisfaire notre éternelle quête d’universalisme et faire face au déclin de « l’occidentalité », alors que le discours sur la diversité n’a pas eu le temps de s’imposer, voilà l’ultime mise à jour, le Métissage…"
Le basculement, l'éclatement de la société française, et d'autre société européenne, sont le produit de "l'intégration" qui n'est rien d'autre que le discours "cheval de Troie" du multiculturalisme.
L'autre jour sur internet je suis tombé par hasard sur le maire de Paris Bertrand Delanöé qui fêtait à la mairie le nouvel an "berbère"... Il n'avait pas de mot trop beau pour célébrer l'identité berbère... Et j'ai pensé, jamais M. Delanöé ne prononcera un tel discours sur l'identité française et pourtant cela serait moins ethnique et plus républicain.
Écrit par noop | 03 mars 2009
@noop
Pouvez-vous me communiquer le lien vers votre blog ? Merci
Bernard
Écrit par Bernard | 04 mars 2009
@noop,
J'ai trouvé votre blog et il vaut le détour... je m'y sens un peu chez moi, comme sur celui de Malika Sorel, comme patriote républicain, en déshérence d'une gauche qui a été mon "camp" pendant tant d'années...
Bernard
@ jugurta,
Merci pour le lien vers la vidéo de R Debray, je la trouve assez substantielle.
Écrit par Bernard | 04 mars 2009
@ Bernard,
De rien pour la vidéo.
Je crois que les questions d'immigration et d'intégration ne sont pas l'apanage d'un camps idéologique.
Une bonne part de la gauche socialiste et la droite sarkozyste, ont je trouve sur ce sujet, des similitudes. Elles se retrouvent sur le fait de juger un individu d'abord sur son nom ou sur sa communauté d'origine, voire sa supposée confession, comme l'a fait Sarkozy lors du fumeux préfet "musulman".
Par contre certains politiques ont senti le vent tourné avec les dernières élections où le vote des populations issues de l'immigration s'est porté en faveur de Royal. Aussi il court après cet électorat.
@ Noop,
"Mais il ne s'agit pas de se dépouiller de ce "je ne sais quoi" qui nous définit. Il s'agit de savoir si l'on désire faire sien le patrimoine culturel, historique, de son pays d'accueil où lui faire "partager" le sien propre et, mais surtout, celui de sa communauté d'origine."
A un ami qui me demandait ce que c'est que d'être français, j'avais répondu :
En premier lieu maîtriser la langue française.
Ensuite faire sien un héritage historique avec ses mythes fondateurs. Rapidement les premières images qui me viennent à l'esprit : Vercingétorix à Alésia, Clovis et son vase de Soisson, Charlemagne et Durandal, Saint Louis roi thaumaturge et son arbre, Azincourt et la perfide Albion, Orléans et sa pucelle, François 1er et Marignan, Henri IV et sa messe parisienne, Louis XIII et Richelieu, Louis XIV et son Versailles, la Révolution, Louis XVI et sa guillotine, Napoléon et son épopée, les trois glorieuses, Lamartine, la Commune, la guerre de 70 et la der des der, celle de 40 et des années noires, l'appel du 18 juin, la décolonisation et le gaullisme...
Enfin être français c'est aussi vouloir transmettre à sa descendance cet héritage avec ses pires vices et ses incroyables vertus.
Écrit par jugurta | 05 mars 2009
Chère Malika Sorel, je tiens un petit blog, "LA REPUBLIQUE DES LIBRES" parce que je me suis fait jarter de la galaxie "LE MONDE" y compris de la REPUBLIQUE d'ASSOULINE. C'est un de nos amis bloggueurs qui m'a signalé votre blog. Vous dire alors: je suis à 100% d'accord avec votre formidable papier , émouvant et profond. Et la citation de Marc Bloch, figurez-vous, que prof d'Histoire dans un collège du XIXème arrondissement ,en proie , justement , à la panne de l'ascenseur social et pas qu'un peu, je l'ai inscrite au-dessus du tableau , dans ma salle...
Je partage entièrement vos convictions. Pour ma part, à mon modeste niveau, je travaille sans relâche pour que mes élèves "issus de l'immigration" comme on dit dans cette novlangue pourrie se sentent bien ici...
Écrit par montaigneàcheval | 26 septembre 2009
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