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27 avril 2009

Avis du Haut Conseil à l'Intégration

Vignette_Rapport_HCI.jpgL’avis que le HCI a rendu la semaine dernière au sujet de la transmission des valeurs et symboles de la République dessine clairement une nouvelle voie ; une voie qui rompt avec beaucoup de ce qui a été fait depuis trente ans, mais aussi une voie en rupture totale avec la direction qu’a prise l’actuel Président de la République quant à l’intégration et au maintien de la cohésion nationale.

Vous aurez compris que le contenu de l’avis du HCI me ravit. J’y retrouve la voie et la voix de la cohérence que je défends. Vous n’aurez aucune peine à y déceler ma contribution (j’ai été auditionnée par le HCI en vue de l’élaboration de cet avis).

Je souhaite que vous sachiez que la tâche du HCI était tout sauf aisée. Pourtant, malgré les communautaristes qui l’ont infiltré, le HCI a su trouver le courage de défendre l’idéal français et de publier des recommandations et des observations qui constituent des premières. Dans un langage clair et direct, le HCI en appelle à afficher et revendiquer tout ce qui symbolise être Français et « faire France » : le buste de Marianne, le drapeau, la Marseillaise chantée et pas seulement jouée… Le HCI rappelle également l’article 2 de la Constitution, dans lequel il est stipulé que la langue de la République française est le Français (il était temps !) J’évoque cette question de la langue dans Le puzzle de l’intégration.

Voici un passage de mon audition par le HCI : « Il est plus que nécessaire de réaffirmer le Français comme langue de la France et de faire des campagnes de communication autour du fait qu’une langue non pratiquée, et même rejetée, n’a aucune chance d’être maîtrisée. Ces élèves issus de l’immigration, même à la troisième et quatrième génération, qui ne possèdent pas la langue française et dont un grand nombre sont dès la sixième dans l’incapacité totale de comprendre les énoncés de problèmes, ont-ils une quelconque chance de réussir leur parcours scolaire, puis leur insertion économique ? De plus, je souhaite rappeler que la langue n’est pas simplement un outil de communication. C’est véritablement un vecteur ou un véhicule de la pensée et de la vision des autres et du monde […] »

Le HCI demande que son avis sur la transmission des valeurs et symboles de la République ne soit pas réservé aux nouveaux migrants, mais qu’il soit aussi étendu aux jeunes (comprenez aux enfants issus de l’immigration).

Le HCI reconnaît, en filigrane, que la nationalité française ne doit être accordée à un migrant qu’en fin du processus d’intégration (p.9). La nationalité doit venir reconnaître qu’une personne est devenue pleinement française, c’est-à-dire qu’elle est désormais porteuse de l’idéal français. Le HCI effectue une distinction entre l’obligation du respect des valeurs et symboles de la France, et l’adhésion à son idéal : « C’est pourquoi il est important de distinguer respect et adhésion [à l’idéal français], le premier étant indispensable pour s’intégrer et vivre dans la société d’accueil, la seconde résultant d’une longue imprégnation avec les codes de cette société. On doit ainsi expliquer au nouvel immigrant que si l’on exige le premier, son adhésion n’est pas attendue dès son arrivée sinon après un parcours personnel qui le conduit à vouloir devenir pleinement Français par naturalisation. » C’est la distinction que j’ai introduite entre insertion et intégration dans Le puzzle de l’intégration.

Vous aurez déduit de vous-mêmes que l’acquisition automatique de la nationalité par le biais de la naissance sur le territoire français ou par le mariage avec un Français sont contraires aux recommandations du HCI.

Voici un extrait du Puzzle de l’intégration : « Ce n’est que lorsque la nationalité attribuée par la France sera redevenue réelle, et non factice, que les Français cesseront d’éprouver le besoin de parler de “Français de souche” et de “Français d’origine étrangère”. C’est la France qui, en donnant sa nationalité à un nombre considérable de personnes qui ne portaient pas son idéal, s’est rendue coupable de l’introduction de la notion de deux classes de Français. »

Le HCI rejette la discrimination positive et pointe du doigt les lobbys qui souhaitent amener la France à rompre avec son héritage historique (p.24) : « Certains lobbys demandent aujourd’hui, partant du constat d’une inégalité effective, une rupture de l’égalité républicaine en introduisant une discrimination positive notamment sur des critères ethno-raciaux. Autant dire que la notion d'égalité est aujourd'hui menacée dans un contexte économique difficile, impactant l'idée de liberté. Les individus vont-ils retomber dans les "lois de l'hérédité" dont les avaient si justement extirpé la Révolution française et la Déclaration des droits de l'homme?

Vous me demandez régulièrement que faire. L’avis du HCI sur les valeurs et symboles de la République doit être relayé le plus largement possible. Vous pouvez vous employer à le diffuser sur la Toile, mais aussi dans votre entourage et chez les élus locaux, régionaux et nationaux. Le document du HCI souffre en effet d’une très pauvre couverture média. A contrario, les recommandations que Yazid Sabeg remettra au Président de la République le 7 mai prochain seront sans aucun doute très largement médiatisées. Il faut aider les élus et tous les Français à lui opposer la réponse républicaine du HCI. C’est pourquoi il est nécessaire que l’avis du HCI parvienne à leurs oreilles. Le Premier ministre François Fillon est lui-même un Républicain ; il doit désormais apprendre à tirer bénéfice de sa position pour servir véritablement le peuple français. Pour l’instant, son attitude est incompréhensible, nous ne l’avons guère entendu sur le sujet ; pire, il semble laisser la France être entraînée dans une voie périlleuse, celle que la commission Veil avait qualifiée de « matrice de dislocation accrue de la Nation » !

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Commentaires

Je vous réponds sur la base de votre article (sans avoir lu le rapport du HCI)

Les recommandations du HCI sont les bienvenues. La République et la démocratie sont le jeu des pouvoirs et contre-pouvoirs. Tel que vous le décrivez le rapport est un contre-feu à l’activité de la Halde et du pouvoir exécutif actuel, symbolisé par le Commissaire à la Diversité. Mais que représente t’il face à ce pouvoir ? Pas grand-chose je le crains.
Son principal mérite est donc d’exister. Une manière de prendre date. De dire "nous l’avons fait" et "nous l’avons dit". Mais je reste septique sur son efficacité face au rouleau compresseur actuel.

Ce qu’il nous faut c’est un véritable socle Républicain, entièrement refondé, légitimé, adapté face aux enjeux de la mondialisation, de la pression migratoire et des bouleversements démographiques. Il faut penser à une République de « combat », intransigeante et déterminer. Mais un combat séduisant, positif, exigeant et loyal. On en est loin. A mon avis. Et surtout le « camp d’en face » est sacrement fort. Il est le résultat d’une convergence (cynique) d’intérêts très divers et parfois divergents, même radicalement opposés. Tant qu’un parti politique ne verra pas le jour pour défendre ce projet de refondation républicaine, tant que personne n’incarnera publiquement devant les Français, ce projet vital, il n’y a, à mon avis, aucun espoir d’enrailler la machine infernale. Votre action est nécessaire (et courageuse), comme celle du HCI, mais elle n’est pas suffisante évidemment.

Enfin j’ai bien peur qu’il soit déjà tout simplement trop tard pour espérer échapper au désordre. Le temps et la démographie ont fait leur œuvre. Le « coup » est parti. Et les Français « de souche » n’auront un jour que le choix entre combattre, « s’assimiler » ou disparaître. L'immigration est essentiellement extra-européenne, y compris culturellement. Si les premiers arrivés connaissent encore des "difficultés" (quand ils ne le refusent pas simplement, encouragés par les "repentants" et autres "indigènes de la République") à faire leurs nos valeurs, même au bout de trois générations, vous imaginez sans difficulté l'ampleur du problème. Un récent article du Figaro mentionnait une étude disant qu’à ce train là les Allemands auront disparu dans 12 générations, soit environ 3 à 4 siècles…
Ici certains (les identitaires) réagissent déjà. En terme ethnique. Dans peu de temps s’y ajouteront, dans une convergence d’intérêts et non de vues (comme de l'autre côté), ceux qui comprendront comme vous, comme moi, qu’au-delà de la survie d’une « ethnie », d’une communauté, il y a la survie de valeurs pour lesquelles tant d’aventures ont été menées. Valeurs mises à jour depuis 2000 ans et qui constituent les bases de notre vivre-ensemble.

Pour conclure, si je veux faire un "mot" je dirais qu'aujourd’hui nous ne vivons pas une « mise à jour », mais une mise à mort.

Écrit par noop | 28 avril 2009

Mots creux et pompeux, mille fois répétés et qui ne changeront rien au problème. Tout ceci est abstrait, bêtement universaliste et n'exprime en rien une identité en dehors de la langue française - laquelle est elle aussi désormais, mondiale.

Ca ne changera rien, ça n'aidera en rien, parce que la République est une si ce n'est la première cause du drame qui nous frappe. C'est elle qui a organisé notre invasion par des millions de non Européens, elle qui a laissé construire deux mille mosquées, elle qui laisse les Français honnêtes et travailleurs être moqués, licenciés et frappés par les racailles du bas de leur immeuble.

Où sont les racines chrétiennes de la France dans ce document, seul levier qui nous permettra de stopper la progression de l'islam?? où est la nécessaire discrimination qu'il faut faire entre français et étrangers, donnant la préférence à ceux-ci en tous, puis la préférence aux autres Européens avant les autres nationalités de la planète (même si celles-ci parlent la langue française)? où est la révision du code de la nationalité tellement nécessaire? où est la notion d'indigénat qui forme le substrat de notre peuple (un Christophe sera toujours plus français qu'un Mohamed, un Dupont plus qu'un Fofana, et aucune circulaire républicaine ne changera jamais rien à ce fait).

Où sont les mesures ou incitations pour relancer la natalité indigène et faire ainsi le seul contrepoids acceptable à l'immigration sans cesse croissante? où est le rappel du principe d'individualité qui seul permet de briser le tribalisme extra-européen? où est la ré-affirmation du mariage monogame et hétérosexuel comme seul acceptable et constitutif de notre culture profonde?

Rien n'est abordé de front et si moi, Français depuis la nuit des temps, passait un test d'intégration à votre "république" et bien je serais recalé parce qu'attaché à une identité concrète et charnelle, enracinée dans ma religion, et à laquelle je ne renoncerai pour rien au monde. Je suis donc condamné à être un paria dans mon propre pays, celui que mes ancêtres ont bati, à qui ils ont donné son nom et sa personnalité, à cause de cette république impersonnelle, universaliste et lâche.

Et attendant, la HALDE organise notre colonisation programmée et notre abrutisation déjà bien avancée. Continuons avec la "république", elle a belle gueule la "république".

Écrit par Olivier | 28 avril 2009

Bonsoir Malika,

Je viens de parcourir rapidement l'avis du HCI. Je vois que l'on y préconise de défendre les valeurs de la République et je m'en réjouis. Notamment en insistant sur la transmission de ses valeurs par le biais de l'école.

l'AFP en parle...
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iGeBwIZmIs_kHmhGgIjItzAiB8Eg

...et comme par hasard le Cran s'insurge :
http://patricklozes.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/04/22/non-au-brevet-d-integration-du-hci.html

Écrit par jugurta | 28 avril 2009

Olivier nous écrit: "un Christophe sera toujours plus français qu'un Mohamed, un Dupont plus qu'un Fofana, et aucune circulaire républicaine ne changera jamais rien à ce fait"
Donc une Malika ne sera à ses yeux et aux yeux de ceux qui partagent ses idées, jamais Française.

Je reçois des messages de fermeture, des messages qui en appellent à un choc frontal avec tous ceux qui sont venus d'ailleurs. Je n'ai jamais voulu les publier car ils n'apportent pas grand chose de constructif pour l'action. Bien sûr je saisis et comprends, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, la souffrance et la désespérance qui amènent à ces discours radicaux. J'aurais envie de leur dire sans méchanceté aucune: mais alors pourquoi n'avoir rien fait pour aider la France? Et pire pourquoi avoir donné le pouvoir à ceux qui détruisent aujourd'hui tous les fondamentaux de l'identité française? Si vous voulez aider la France alors participez, comme vous le pouvez et comme vous le pourrez, à faire entendre raison à ceux qui détiennent aujourd'hui le pouvoir ! Rester à gémir dans son coin et pire attaquer ceux qui veulent aider la France ce n'est pas de l'amour. Enfin, après on peut toujours discuter de ce qu'est l'amour et là, c'est très subjectif, je vous l'accorde.

Surtout, cher Olivier, ne pensez-pas que je me sente offusquée de me faire traiter de "non Française" du fait de mon prénom. Je l'ai déjà dit, la France, je la porte en moi, au plus profond de mon âme. Vous comprendrez que je ne puisse être ni peinée ni perturbée par vos propos.

Bien cordialement

Écrit par Malika Sorel | 28 avril 2009

L'identité chrétienne comme rempart contre l'islam?

Olivier je ne sais pas si vous savez que le pape a condamné les caricatures danoises en compagnie de l'université Al Azhar. Que le Vatican reçoit régulièrement depuis des années l'AMAI islamiste de Kadhafi.
Le pseudo-scandale de Ratisbonne n'était qu'un leurre, il fallait retenir que le pape avait villipendé la raison positiviste.
Beaucoup d'organisations islamiques sont demandeuses d'une identité chrétienne qui leur facilitera leur identité musulmane. C'est une étape à ne pas manquer quand on veut construire le communautarisme.

La république c'est l'idée qu'en chaque citoyen il existe une conscience libre de ses choix. Ce but ne peut être atteint que par un processus d'assimilation à des valeurs matérialistes.

Il est évident qu'une Malika n'est pas moins française qu'un Christophe à partir du moment ou l'assimilation est réalisé.

concernant le message de Malika à Olivier où elle dit comprendre ce qui amène à ces discours radicaux, je dirais que la seule chose que je comprenne c'est que Olivier est l'héritier des contre révolutionnaire de 1789. Ils n'ont jamais avalé l'universalisme que nous défendons. Ils sont nostalgique d'un roi symbolisant une race et une religion. Bref tout le contraire de la république.
Le modèle politique de ces contre révolutionaire c'est la Syrie ou le Maroc. Des pays communautarisé ou les mariages mixtes sont presque impossible, des tribunaux spécifiques traitent des affaires familiales etc.....

Concernant l'article du HCI, je dirais que les valeurs de la république ne seront vivantes qu'àprès une rupture avec l'Europe.
On ne construit pas une assimilation avec un pays qui se désintègre à l'intérieur.

Cordialement et bravo au blog de Malika Sorel

Écrit par arnaud | 28 avril 2009

Mais c'est vous qui voulez défendre la langue française! je n'ai pas dit que Mohamed ne pouvait pas être français, j'ai dit que le fait de porter un prénom qui n'est pas français mais arabe, fera TOUJOURS de lui un citoyen moins français que celui qui porte un prénom français. Parce que Christophe ou Catherine, sont des prénoms qui n'existent que dans la langue française - au contraire de Mohamed ou Malika. Si vous voulez tout dire faut aller au bout.

Je ne vous accuse de rien, je vous ai souvent dit mon admiration parce que des gens comme vous ou Finkelkraut serez demain les prochains fascistes (en fait, vous l'êtes déjà). Mais je tiens à vous rappeler d'autres vérités, d'autres souffrances que vous n'effacerez jamais et qui se verront toujours. Cette souffrance, ce pays que l'on m'a volé, ce paria que je suis devenu en silence ou presque, je le porterait comme une stigmate toute ma vie. Je n'ai que 35 ans, 2 enfants qui porteront aussi les stigmates et j'en espère d'autres. A mes yeux et c'est ce que leur apprendrai, la république nous a vendus et fait porter ces stigmates.

Quant à a voir donné le pouvoir... mais Mme Sorel, lorsque tout cela s'est joué j'étais un enfant! un enfant, qu'est-ce que j'en savais moi que les immigrés arabes de 1980 auraitn bâti deux mille mosquées 30 ans plus tard, et en auront dix mille dans 30 ans de plus? comment un enfant peut-il s'opposer à ce genre de forces historiques?? je peux faire quelque-chose contre ce raz-de-marée? je peux faire en sorte que mes enfants ne soient pas broyés, obligés de se métisser, de devenir abrutis par les medias de masse, éduqués dans la haine de ce qu'ils sont? non je n'y peux rien sauf me battre. Je perdrai, mais me battrai jusqu'à mon dernier souffle d'homme libre et de chrétien. Je n'ai pas la haine, je fais ce que je dois faire point barre. A commencer par beaucoup d'enfants, à qui je donnerai tout.

Enfin je ne cherche pas à vous "blesser", je répète que j'ai déjà maintes fois écrit vous trouver très courageuse. Je le re-dis. Je ne doute pas de votre amour pour la France, je pense simplement que votre angle d'approche sera non seulement de la poudre aux yeux mais pire, qu'il continuera de m'enfoncer moi. Commencez par redonner un ciment religieux sans lequel jamais une éthique civile ne peut tenir debout, commencez par redonner espoir aux gens humiliés de ce pays en leur parlant de transcendance et d'avenir, et alors on y reviendra. Mais la république, pfff...

Écrit par Olivier | 29 avril 2009

@arnaud: vous ne comprenez pas le monde contemporain, vous ne saisissez pas l'attrait irréristible qu'exerce l'islam sur toute une partie de la population française, y compris indigène, après cent ans de désenchantement du monde et de perte de sens généralisé. La république athée et abstraite ne sera jamais d'aucun poids face à cela, elle sera balayée - ou pire, vampirisée de l'intérieur et la France deviendra une sorte de Tunisie bis, laïque à l'extérieur mais musulmane dedans. C'est cousu de fil blanc, les quartiers aujourd'hui musulmans retrouveront un certain calm le jour où les imams y auront le pouvoir et la république vous verrez le leur offrira sur un plateau pour éviter la guerre.

Seul le christianisme peut redonner un souffle aux Français déprimés, humiliés et paumés. Et ils sont nombreux, tous ces désabusés de la république. C'est là le seul fil rouge de notre histoire, la seule porte de sortie, la seule possiblité qui permette d'éviter une situation cruelle pour tous.

Il y a un fil rouge de la gauche, de 1789, 1848, 1871, 1905, 1940 et 1968. C'est indéniable, et comment ne pas donner au moins un peu raison aux contre-révolutionnaires de l'époque et du XXe siècle, lorsqu'ils ont prédit la grande catastrophe, notre naqba à nous? et bien nous y sommes dans la violence, la corruption, la barbarie, l'incivilité et l'ignorance absolue. Et ça n'est qu'un début. La France devient africaine et musulmane, et l'enrober de république ne changera rien au fait que nos façons de vivre et notre niveau de vie vont graduellement plonger pour se rapproche de la façon dont on vit à Alger ou Bamako. Nous sommes la honte du continent, et des gens comme moi en sont réduits à se terrer et aller dans des endroits où il n'y ait pas trop de Halde ni de république, pour que mes enfants puissent aller au catéchisme sans être moqués, apprendre du piano sans être insultés, et le latin sans passer pour des aliens. Des sortes de petits bantoustants, des petites résistances qui s'organisent partout dans l'ombre, non pas pour renverser l'ordre établi mais pour simplement survivre encore un peu dans notre pays sans devenir à notre tour des barbares.

Écrit par olivier | 29 avril 2009

Bonjour,

Je suis un peu consternée par le pessimisme croissant de certains. Or, toute initiative, quelle qu'elle soit est à saluer.
Le tabou se lève tout doucement, mais certainement, j'en veux pour preuve une émission, sur radio libertaire, radio anarchiste pourtant, sur le péril de l'islam en Françe, c'est dire!
Grâce à cette émission, j'ai découvert un site, un journal électronique plus précisément, "Riposte laïque" qui véhicule nos valeurs républicaines et laïques. Il ne tient qu'à nous de les soutenir, en les relayant aussi largement que possible.
Gémir est stérile, chacun de nous doit agir, avec ses propres moyens, quelque minimes qu'ils soient.

Écrit par meriyem | 29 avril 2009

Je gémis ici parce que je parle à Mme Sorel, et qu'elle comprend mon gémissement. Je n'ai jamais milité ou haï la république, c'est elle qui m'a rahi et laissé tombé avant même que je naisse.

Dans la pratique je fais la seule chose qui puisse sauver un morceau: j'essaye de vivre en bon chrétien, d'évangéliser et d'élever une famille de 2 enfants mais que nous espérons porter à 4 ou 5 si nous avons la force. Leur apprendre à aimer le savoir, le raisonnement et la culture PAR le biais de la foi chrétienne car sans elle tout cela nous le voyons bien s'écroule comme chateau de cartes.

Ce que je propose est donc radicalement opposé à ce que fait Mme Sorel, et je le crains un sursaut laïque et républicain non seulement finira d'écraser des gens comme moi, mais en plus se jettera dans les bras de l'islam modéré. Tout le monde critique l'islamisme, mais à peu près dans tous les cas c'est pour faire une éloge sans ambages sur l'islam modéré, l'islam des lumières et toutes ses incroyables vertus. Lesquelles n'existent pas bien entendu, mais c'est la trouille au ventre qui pousse à ce genre de comportements. A côté de cela survit encore la religion qui a fondé ce pays, une religion magnifique qui a donné naissance à la civilisation la plus brillante, tolérante et prospère de l'Histoire des hommes. Et que fait-on? on la couvre constamment de boue. Que fait-on quand Benoit XVI dépasse tous les sages et "savants" musulmans tant vanter? on lance la meute.

Il est temps de comprendre où se situe le levier qui nous sortira de là, qu'est-ce qui peut nous redonner la force de regarder les barbares en face et de les regarder bien dans les yeux, ne craignant pas la mort mais refusant de devenir comme eux. Face à ce genre de défi, la république et les valeurs athées qu'elles prétend défendre (alors qu'elles les a laissées s'effondrer) n'est de strictement aucun poids. Je répète que c'est poudre aux yeux. La renaissance viendra du fin fond des âmes, des bancs des églises, des prêches des curés et du sang des martyres. Comme toujours ça c'est vu dans l'Histoire.

Écrit par olivier | 29 avril 2009

Olivier ce n'est pas la république qui est responsable de ce que vous dites mais un capitalisme qui a cassé les frontières. La république liait la citoyenneté à la nation, la démocratie à la nation et la souveraineté à la nation.
Nous avons 100 ans de christianisme en France faites en vous même un bilan. Nous avons 200 ans d'influence matérialiste fondé sur la dualité corps/raison. Le progrès est venu des 20 ans et pas des 1000 ans. C'est ainsi , on est d'accord ou pas mais c'est un fait qu'il faut admettre.
Ne vous en déplaise la laïcité et même la démocratie est athée ou agnostique. Je sais que je fache parfois quand je dis ça mais c'est logique. Confiner la religion dans la sphère privé signifie que la sphère publique soi a-religieuse. La démocratie veut faire la loi des hommes Par les hommes et Pour les hommes. Il est difficile de ne pas penser à l'athée ou l'agnostique.
C'est de là que vient le progrès et notamment dans la science.

Ce qu'il manque à la France c'est un Emiles Combes, un Maurice Allard ou un Georges Clémenceau

Écrit par arnaud | 29 avril 2009

@arnaud: je ne suis pas d'accord. Il y a quelque-chose de profondément vicié dans l'idéologie des Lumières, quelque-chose qu'a pointé du doigt quelqu'un comme Soljénitsyne et qui est à la racine non seulement de tous les totalitarismes que l'Europe a connu au XXe siècle, mais aussi à la racine de notre délitement total actuel. Il y a un effondrement moral et une perte de sens, certes attisés par un libéralisme sans frontières mais face auquel la république n'a strictement aucun poids ni aucun remède. Et l'islam s'y engouffre comme dans une autoroute.

La laïcité est un concept chrétien, qui a ensuite dévié pour arriver à la définition dualiste moderne. Ca n'est pas une fatalité arnaud. Les gens en France ont presque tous la sensation de quelque-chose de moisi, d'une vie terne et sans but. Ils ne croient plus en rien. Comment par exemple accepter la réalité de nos familles, dont plus de la moitié implosent vivant séparément? c'est insoutenable, les gens ne le supporteront pas éternellement et l'islam y apporte une solution simple, brutale et totalisante. Face à cela je pressens que la république et la démocratie moderne sont complètement désarmées. Elles seront balayées. D'instinct je sais que si je veux survivre ce sera en chrétien, et d'ailleurs la problématique touche l'ensemble de l'Europe ce qui rend ridicule de la restreindre à la France, à la Nation et à votre République. Il s'agit d'une crise de civilisation, et c'est par une renaissance religieuse qu'elle trouvera son remède.

Enfin comment ne pas voir que seule la civilisation chrétienne semble capable d'accorder une place aux athées, de distinguer sans séparer temporel et spirituel? une laïcité bien compris arnaud a besoin de la religion, sinon c'est le totalitarisme de la société civile.

Dans les débats bioéthiques à venir l'Eglise Catholique est la seule voix (en France) qui permette le débat. La seule, et même les scientifiques athées, pris de vertige devant ce à quoi ils veulent s'atteler, reconnaissent son rôle social et politique. C'est un exemple parmi tant d'autres.

Écrit par olivier | 29 avril 2009

A Olivier.

La République n'a trahi personne. Nous avons trahi la République. Le "nous" étant notre absence de réaction face à la trahison de nos clercs.
Pour autant la République n'est pas discréditée. Pas encore.

Nos racines chrétiennes me sont aussi chères qu'à vous même.
Je suis un catholique pratiquant et un républicain convaincu... Je ne dirais pas que la dimension spirituelle de l'homme ne doive s'exprimer que dans la sphère privée. Le religieux peut et doit participer au débat de société. Mais ni l'exécutif ni le législatif ne doit pas s'y référer. La liberté de choix, de croire ou de non croire la liberté de changer, doivent en revanche être défendues. La seule croyance qui vaille étant à mes yeux celle qui est "gratuite" socialement parlant. On ne croit pas parce que l'on espère en retirer un bénéfice. Personnellement je crois quand je regarde l'homme, ma foi est anthropocentrée. Je suis toujours étonné qu'un athée ne s'étonne pas lui de penser à Dieu pour dire qu'il n'y croit pas ou qu'il n'existe pas... Drôle de penser.

Nous aurons encore de nombreuses souffrances à endurer avant que le bon sens l'emporte. Bon sens qui s’exprime par exemple dans une phrase de Régis Debray que j’ai entendue il y a peu :
« La dimension corporelle d’appartenance communautaire ne se zappera pas ».....

Écrit par noop | 29 avril 2009

Non Olivier la laïcité n'est pas un concept chrétien. C'est une séparation et non une distinction. Le fameu "rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui ets à Dieu" n'est qu'une disction. Benoit XVI ne s'y trompe pas quand il a déclaré en 2006 en Israël que tout ce qui choque les croyants doit être interdit.

Pour que la raison soit libre il faut la séparer de la foi. La démocratie ne peut se passer de débat et pour que le débat soit sérieux il doit pouvoir être démontrable et expérimentable. La démocratie c'est donc aussi la rationalité.

En islam vous avez un avenir possible car vous faites partie de la religion du livre. Pour moi athée c'est l'impossibilité d'y vivre et d'autant plus si je suis apostat de l'islam car dans ce cas c'est pire. Malgré votre apparence vous êtes plus proche d'eux que moi. Il n'y a pas pire collabo avec les islamos que le Vatican.

Écrit par arnaud | 29 avril 2009

Chère Malika

Merci pour cette exégèse. Le HCI doute donc à demi-mot de la pertinence du droit du sol ? Bigre, une sacré remise en cause qui d'un coté me heurte comme républicain mais de l'autre m'alerte comme patriote. Je redoute que les conditions du "réel" nous forcent en arriver là. Si une prise de conscience majeure est à ce prix, alors....

Le Choc frontal ? Franchement, je sens qu'il approche, malheureusement, en particulier pour ceux qui n'ont pas encore "la souche", ni "les racines" (l'une et l'autre réclament, en autre, du temps, condition nécessaire mais non suffisante), mais seulement l'esprit, l'essentiel en somme. Mais l'esprit ne se porte ni sur sa couleur de peau, ni dans son patronyme. Je pense en particulier aux femmes, nombreuses et "intégrées". Je déteste ce dernier mot car il suggère que des êtres humains se doivent d'être des pièces de lego à intégrer dans un puzzle (désolé!) rigide. La réalité est toujours plus molle.

Il se trouve que cette semaine, j'ai rencontré dans le cadre professionnel, 3 jeunes femmes, originaires du Maghreb (leur patronyme, n'est ce pas), cadres, charmantes, prévenantes, bref un pur bonheur masculin. Elles auraient toutes faites de très belles Marianne.

Écrit par robespierre | 29 avril 2009

Je voudrais ici remercier Malika Sorel pour votre livre courageux car aujourd'hui en France,il faut beaucoup de courage pour dénoncer les dérives des politiques laxistes de tous les gouvernements successifs depuis 1974 Comme nous sommes entre amis j'aimerai vous rapporter un extrait de l'interview de l'humoriste algérien Fellag à une journaliste de "Jeune Afrique"du 10/02/2009 a la question;Vous convoquez sur scène Jésus-christ.Pourriez-vous faire de même avec le prophète Mohammed? Réponse:non jamais Dans la société musulmane,on n'a pas le droit d'y toucher.Si j'en parlais,il y aurait tout de suite une levée de boucliers.Fellag veut parler des Islamistes mais surtout de leurs compagnons de route.

Écrit par tocq | 02 mai 2009

Je suis désolé de ne pouvoir rivaliser avec vos interventions brillantes en tant qu'agrégé de math. Mais les discours de Malika et d'olivier ne sont pas si éloignés qu'on le pense, dans la mesure où tous les deux aiment la France et s'inquiètent de son avenir.
raymond

Écrit par raymond | 02 mai 2009

A Olivier,

Je crois que vous confondez la République avec une certaine "oxydentalisation" des sociétés avancées.

Je veux dire par là que la perte des valeurs transcendantes, concomitante d'un individualisme étriqué et consumériste, n'est en rien l'apanage de la République. Celle-ci défend l'individu et ses libertés fondamentales mais ne souhaite pas le voir sombrer dans l'argent roi et les filles faciles.

Les valeurs républicaines se retrouvent aussi dans une exigence éthique, un sens de l'honneur, une défense des plus faibles et mettent en avant le mérite.

Par contre il est vrai que ces 20 dernières années politiques ont dilapidé ce capital républicain au profit de la petitesse politicienne. Et cela a fait monter les scores électoraux des populistes.

Écrit par jugurta | 03 mai 2009

j'ai lu les commentaires en détails et je rétorquerai 2 3 choses :
1) l'esprit des lumières n'est pas en cause, mais il est infiniment plus complexe et divisé que la carricature actuelle
2) les anti-lumières ont raison aussi de pointer les excès du système crée, trop abstrait, qui améne à la dissolution des identités
3) malika est totalement française de coeur, elle l'a prouvé donc le reste est hs, le prénom est le choix de ses parents. Certes ma garnd mère s'appele isabelle et non isabella (ital) mais est-ce fondamental ? (ok j'admet que le zohra de la fille de mme dati m'a choqué)
4) Emiles Combes fut le fanatisme antichrétien, l'esprit de parti étriqué et antirépublicain en fait, car mesquin, sans générosité et animé d'un fanatisme. Il faudrait un Clémenceau, plus mesuré en l'occasion et cesser de subventionner UN culte...

Écrit par Lasalle | 09 mai 2009

Je comprends parfaitement Olivier. Je mettrai juste un bémol sur une certaine confusion entre libéralo-capitalisme mondialisé (quel barbarisme mais l'image me semble bonne) et la République qui est un calque sans Dieu de l'Eglise Catholique. Quand Jean paul II désigne la France comme la fille ainée de l'Eglise, vous n'imaginez pas à quel point cela peut être vrai.

Un retour nécessaire au religieux chrétien ? Peut-être. Le Christianisme n'est pas l'enfer ! Mais je doute que cela soit possible dans un monde envahi par les marchands du temple.

Écrit par robespierre | 15 mai 2009

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