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06 octobre 2009
Les valeurs non négociables
Jugurta nous propose de réfléchir aux valeurs non négociables du peuple français : « La première chose à faire serait peut être de définir quelles sont ces valeurs non négociables. Selon moi ce sont celles issues de la DDHC de 1789 : liberté individuelle et égalité en droit auxquelles on peut ajouter la séparation du politique et du religieux avec la laïcité. »
Ayant donné ma propre réponse dans Le puzzle de l'intégration, ainsi qu'au HCI lors de mon audition sur les valeurs de la République, je trouverais très intéressant que mes lecteurs me transmettent leurs propres sentiments sur cette question. Oui, que vous vient-il spontanément à l'esprit lorsque l'on évoque « les valeurs non négociables » ?
Cette question, chaque peuple au monde se la pose et y répond à sa façon, et les « bobos » de droite comme de gauche n'y trouvent rien à redire. Les Français ne formeraient-ils donc pas un peuple à leurs yeux ? Liberté, liberté chérie…
Vous pouvez me faire part de vos réflexions sous forme de commentaires ou par courriel. Merci à tous !
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Commentaires
Votre réponse est la bonne. Les libertés fondamentales et l'égalité de tous les êtres humains devant la loi devraient être non négociables. Je dis "devraient" car nous n'en sommes plus là, l'Occident ayant déjà commencé à faire des concessions sur ses principes intangibles.
Comment? Chaque jour apporte confirmation que nous avons renoncés à nos principes. Ainsi hier:
Dusseldorf - "Un livre sur les crimes "d'honneur" musulmans annulé par crainte de représailles"
http://blogs.telegraph.co.uk/news/edwest/100012437/muslim-honour-killing-book-cancelled-over-safety-fears/
L'islam est à l'assaut de l'Occident et son angle d'attaque se focalise sur la liberté d'expression et ce n'est pas un hasard. Toutes les libertés individuelles dépendent de la liberté d'expression car s'il n'est plus possible de faire la critique de l'idéologie de l'ennemi nous sommes sans défense face à lui et toutes les autres libertés succomberont comme un château de cartes.
Le totalitarisme ne supporte pas le blasphème et face à l'islam menaçant l'Occident s'impose déjà tout seul une loi anti-blasphème. Dans les faits l'Occident se soumet de plus en plus à la Sharia quand toute oeuvre et tout discours doit être mesuré face à la réaction "d'offense" potentielle que pourraient ressentir les musulmans. Comment se fait-il qu'il n'existe aucun film réaliste sur les conquêtes islamiques et le traitement des Dhimmis en Orient, en Europe ou en Inde? Quel réalisateur osera montrer la réalité historique de l'Islam ou même sur la condition récente des Coptes d'Egypte, des juifs du Yemen ou des Hindous au Pakistan?
N'oublions pas l'offensive de l'OIC à l'ONU ayant réussi à faire voter une résolution condamnant toute critique de la religion (islam) car cela équivaudrait à de la diffamation. Tout récemment c'est une confirmation de cette résolution qui vient d'être approuvé à la demande commune de l'Egypte et de l'administration Obama.
http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5iRHXSIoJJdXQpG3kPrRO2LWMnWTAD9B2UIIG0
Que reste t-il aujourd'hui de la liberté d'expression s'il est devenu périlleux et immoral de faire la critique de l'idéologie de celui qui veut nous détruire? Combien de Taslima Nasreen, Hirsi Ali ou Wafa Sultan se taisent en Occident afin de ne pas vivre comme des bêtes traquées? Combien de journalistes, caricaturistes et intervenants médiatiques n'osent parler ouvertement de peur de provoquer une affaire internationale avec des ambassades brulées? Combien de livres ne voient jamais le jour et plongent les citoyens occidentaux dans l'ignorance du péril qui les guète parce que les auteurs et les éditeurs craignent pour leur vie?
Nous avons déjà abdiqué car nous avons renoncé à la liberté d'expression. Si nous ne changeons pas d'attitude rapidement, nous n'existerons plus.
Écrit par thierry | 06 octobre 2009
Puisque l'on nous demande notre avis...
Plusieurs remarques:
1/ il faut arrêter avec le nationalisme étroit. La France n'existe pas en tant que défenseur de "valeurs"; nous avons hérité globalement de la même histoire que les autres peuples européens, nous faisons partie de la même civilisation. Il vaudrait mieux parler de "valeurs occidentales" - même si je n'aime pas le mot valeur, ça fait un peu CACA40. Au sein de l'Occident, la France existe par son territoire, sa langue et son peuple; par la chair donc, certainement pas par l'esprit.
2/ les prétendues valeurs de 1789 que vous énoncez - liberté individuelle, égalité des citoyens en droit, laïcité à la française - non seulement les républiques successives furent infoutues de les défendre notamment lorsque le socialisme est apparu, mais pire: l'immigration de peuplement tribale et musulmane est en train de faire exploser ce continent et ce pays en particulier EN SE SERVANT précisément de ces valeurs. En les subvertissant de l'intérieur, prouvant ainsi leur inanité, leur manque de solidité, le fait qu'elles sont des conséquences bien plus que des causes premières.
Pour comprendre ce qui fait la spécificité de l'Occident, pour comprendre pourquoi ce n'est que chez nous que la liberté individuelle, la séparation des pouvoirs, l'égalité devant la loi sont apparues (et ce bien avant 1789 naturellement) il faut replogner dans un discours religieux et plus particulièrement chrétien. La source de notre civilisation c'est l'incarnation, c'est cet abîme dans la conception du divin qui nous sépare à jamais de l'islam et de son idôlatrie de la loi.
Je ré-itère donc mon cruel diagnostic: se faire le champion de la laïcité à la française, même avec les meilleurs sentiments comme M Sorel ou E Zemmour, c'est in fine se faire l'âpôtre de l'islam conquérant et de la dissolution charnelle du peuple français.
Que cela puisse être dit, puisqu'il y a tribune ouverte aux lecteurs ici même. Dans l'hystérie anti-musulmane qui s'empare de tout un pays et qui va le divisier gravement, je prédis que la première victime collatérale sera ce qui reste de chrétiens en France, et c'est cela même qui entraînera la victoire finale de l'islam et la déroute des "laïcardistes". Pour vouloir séparer l'Eglise de l'Etat, il faut que l'Eglise non seulement survive mais qu'elle soit en mesure parfois de faire contre-poids à l'Etat!! l'islam lui n'a pas d'église ni de clergé, il aura donc l'Etat.
Écrit par Olivier | 06 octobre 2009
je ne peux que souscrire à ce que vous dites et au développement de Thierry sur la liberté d'expression qui n'existe plus dans notre pays.
Écrit par padirac | 06 octobre 2009
Moi, je pense que le problème c'est le concept des droits de l'homme.
C'est toujours en son nom que les migrants arrivent dans un pays et exigent la liberté de pouvoir vivre comme bon leur semble.
Voila pourquoi je trouve qu'il serait bon d'opposer aux "droits de l'homme" l'idée de "droits des civilisations" ou droits des peuples.
Droit de faire des choix,d'avoir des valeurs particulières,d'avoir des projets de vie, des ideaux particuliers.
Et surtout arrêter d'avoir des prétentions universalistes:
la France c'est une culture, un mode de vie,etc... PARTICULIER, pas universel.
La FRance a le droit d'être laique,de permettre la liberté d'expression,etc. Et les autres pays civilisations ont le droit de vivre comme elles l'entendent également.
La prétention à l'universalisme: je pense que c'est ça le problème de la France.
Écrit par guillaume | 06 octobre 2009
le but est de faire des propositions, pas des critiques (ça c'est bien la France!!!):
Donc la France est une et indivisible d'où liberté, égalité, fraternité.
Ces trois mots résument bien :
liberté tant que l'on respecte l'autre et que l'on n'impose rien!
égalité, homme, femme
fraternité entre tous, sans distinction et dans les deux sens.
Malheureusement, il faudrait inclure aussi le respect! le respect du pays, de sa culture, de ses habitants, de ses biens etc...
le respect est une valeur qui est censée être innée!! et qui devrait être réapprise.
le fait d'imposer la discrimination positive, une vision de la France "raciste et rance", des mosquées subventionnées par l'état, un non débat autour des faits graves de la société est un manque flagrant de respect envers les citoyens français!
Écrit par Stéphane | 06 octobre 2009
Incontournables, selon moi:
- la liberté d'expression parce c'est elle qui est la plus malmenée par le néo-totalitarisme actuel. Non seulement par la menace, franche ou insidieuse, mais au moyen même la loi (il conviendrait notamment de revoir la notion, floue et sujette à toutes les manipulations, "d'incitation à la haine", qui sert en fait le plus souvent à museler l'expression publique sur certaines questions).
- le droit à la souveraineté et à l'identité: ras-le-bol qu'"on" prenne des décisions pour nous, en ne nous consultant que pour la forme (procédé habituel de l'Union européenne), ou qu'"on" nous impose une société multiculturelle sans que personne n'ait son mot à dire (sauf les tenants du "oui", les seuls que l'on entende dans les medias, comme pour l'Europe).
Voilà, pour l'heure, ce qui me paraît le plus important.
Écrit par dominique | 06 octobre 2009
@ Olivier,
Vous écrivez:
"Pour comprendre ce qui fait la spécificité de l'Occident, pour comprendre pourquoi ce n'est que chez nous que la liberté individuelle, la séparation des pouvoirs, l'égalité devant la loi sont apparues (et ce bien avant 1789 naturellement) il faut replogner dans un discours religieux et plus particulièrement chrétien."
Selon vous la liberté individuelle et l'égalité devant la loi sont apparues bien avant 1789. J'aimerai bien que vous m'expliquiez en quoi la société d'ordre dite d'ancien régime, reposant sur des privilèges de naissance, permettait une réelle liberté individuelle et une égalité en droit entre tous ceux que l'on appelait les sujets de sa majesté?
Ensuite, que la laïcité ait des racines chrétiennes c'est probable et Jacques Rollet l'a démontré dans ses ouvrages, mais que la liberté individuelle et l'égalité en droit soient des valeurs par essence chrétiennes, permettez moi d'en douter. Une religion quelle qu'elle soit, même le christianisme, a pour objet de former un groupe, une communauté où l'individu est moins que la somme des croyants.
Écrit par jugurta | 06 octobre 2009
Il n'y a pas 'à penser' ou 'définir' la République. Nos Pères l'ont fait pour nous.
IL FAUT SIMPLEMENT L'AFFIRMER (ce qui n'a pas été fait depuis plusieurs décennies déjà)
Article Premier de la Constitution de la Cinquième République française.
'La France est une République INDIVISIBLE, LAÏQUE, DEMOCRATIQUE et SOCIALE.'
'INDIVISIBLE'.
Le Peuple de France est UN et INDIVISIBLE. En conséquence, IL NE SAURAIT TOLERER EN SON SEIN la moindre division (communauté) fondée sur la couleur de la peau, l'origine, la religion, le sexe, les préférences sexuelles... Tous les 'particularismes'... Ce principe est à rapprocher de l'idéal de 'FRATERNITE' signifié dans la devise de la République.
'LAÏQUE'.
Celle-ci comporte deux volets.
VOLET PREMIER. De manière à garantir la liberté, l'égalité et le respect de toutes les sensibilités (croyants, non-croyants, pratiquants, non-pratiquants...) de ses citoyens l'Etat ne peut être que NEUTRE et séparé DES EGLISES (au pluriel).
VOLET SECOND. Toujours dans le but de préserver la sensibilité de chaque citoyen (en corollaire, la PAIX PUBLIQUE) LA REPUBLIQUE EXIGE DE CHACUN D'EUX (indépendamment de leur foi) de confiner leurs croyances à leur STRICTE SPHERE PRIVEE.
Aucun indice (dans mon idéal: croix, voiles, burqas, tchadors, kippas...), manifestant l'appartenance religieuse de l'individu ne saurait être tolérer DANS L'ESPACE PUBLIC (rues, écoles, institutions soit TOUT ce qui ne relève pas de l'espace privé, à l'exception des lieux de cultes).
'DEMOCRATIQUE'.
Le Peuple de France est seul souverain sur le territoire de la République. Seuls ses citoyens (reconnus par la nationalité française ce qui exclu les étrangers présents sur son sol. Il me semble que les ressortissants européens ont le droit de vote. Je suis contre) doivent être consulté pour élire ses représentants (choisis parmi le Peuple). La Démocratie est à rapprocher d'un vaste ensemble de principes philosophiques tels la liberté (de conscience et d'expression) et l'égalité (devant la Loi) mais aussi les DROITS et les DEVOIRS de chacun. A noter que les droits et devoirs peuvent diverger du fait de la condition des individus 'CITOYENS' (membres de la Cité, c'est à dire de citoyenneté française) et "ETRANGERS' (les étrangers LICITES devant être différenciés des étrangers ILLICITES). La République assure l'Egalité pour ses seuls enfants.
'SOCIALE'.
Principe à rapprocher de la 'FRATERNITE' (=solidarité par l'impôt notamment) et de l'EGALITE' (des chances, des droits et des devoirs) mais aussi du 'VIVRE-ENSEMBLE' (cohésion sociale) et de l'INDIVISIBILITE de la Nation.
Comme l'Islam a ses 'piliers', la République Française a les siens. Ceux-ci s'imposent à tous.
ILS NE SONT PAS NEGOCIABLES MAIS IMMUABLES.
Écrit par Luc | 07 octobre 2009
@THIERRY-------------------------------------------------------------
Intéressant que votre commentaire... J'ignorais pour cette 'offensive de l'OIC à l'ONU'... Les médias français n'en ont que peu parlé.
@OLIVIER--------------------------------------------------------------
'il faut arrêter avec le nationalisme étroit. La France n'existe pas en tant que défenseur de "valeurs"; nous avons hérité globalement de la même histoire que les autres peuples européens, nous faisons partie de la même civilisation.'
La justesse de votre commentaire n'est que partiellement... juste. Un exemple: la Grande-Bretagne. Comme la France, la Grande-Bretagne est occidentale. Nous appartenons à la même 'civilisation'. Cependant nos projets de sociétés (comprenez nos valeurs sociétales respectives) sont radicalement différents.
Trois exemples fondamentaux en lien avec l'objet de nos commentaires.
1) Multiculturalism (à prononcé à l'anglaise) VS Indivisibilité et Fraternité
L'Angleterre pratique le communautarisme (en anglais "multiculturalism"). C'est à dire qu'elle accepte l'importation de toutes les cultures, de tous les modes de vie sur son sol. Elle est multiculturelle. L'importation de cultures, valeurs, modes de vie, évoquée précédemment peut être mis en parallèle avec un procédé de colonisation.
La France, elle, est indivisible. Elle est UNE. En conséquence, elle ne peut pas être "multi-". La France dispose déjà de ses 'valeurs', de sa 'culture' et exige de tous les Hommes (indépendamment des couleurs, des religions, des sexes etc...) souhaitant résider en son sein de le suivre. CECI NE SAURAIT FAIRE L'OBJET DE NEGOCIATION (sauf si le Peuple de France souhaite se faire coloniser comme les Britanniques le sont sous certains aspects).
2) Freedom VS Egalité
On trouve en amont de l'idéologie communautariste anglo-saxonne la sacralisation de la liberté individuelle. La France a préféré privilégier l'Egalité (à la liberté >>>) et la Fraternité (
Écrit par Luc | 07 octobre 2009
Suejt difficile, mais au combien important. Voici ma réponse
* Les racines catholiques de la France et la liberté religieuse. Il faut arrêter de financer l'Islam en douce et de nier notre passé, en affirmant que la France a des racines musulmanes
* le patriotisme, l'amour de la France. Ce qui passe par un refus de la repentance, des mémoires communautaires.
* l'égalité : pas de discrimination juridique, tout le monde contribue à l'effort de la Nation
* l'état de droit : on applique les règles, dans l'administration, la justice, mais on les fait appliquer aussi aux clandestins, jeunes etc
* la liberté d'expression, seule une totale liberté permettrait d'éviter des jugements subjectifs et le politiquement correct. Sur cela le modèle américain est plus cohérent
* maintenir une population qui changerait lentement, droit du sol et fin des appels d'airs
* citoyenneté et préference nationale : réaffirmer les privilèges des citoyens, quelque soit leur couleur.
Écrit par Lasalle | 07 octobre 2009
>>>>>SUITE
Écrit par Luc | 07 octobre 2009
@ jugurta : un grand nombre de libertés individuelles étaient plus importantes sous l'Ancien Régime (par exemple) ou même au moyen âge, que sous les différentes républiques. Le relativisme moral et l'absence d'autorité ne sont pas facteurs de liberté mais d'oppression et de confusion. Quant à l'égalité en droit, en ce qui concerne de pénal, oui je pense qu'elle était plus grande alors qu'aujourd'hui ou des Polanski, Mitterrand ou Cohn-Bendit trônent alors qu'ils ont soit commis, soit sont soupçonnés de faits qui vous font passer pour le diable en personne si vous ne faites pas partie de leur caste.
Enfin il ne peut pas exister de liberté individuelle sans appartenance à une collectivité. Le génie du christianisme, grâce à l'incarnation divine, est de chercher à combiner les deux. En balayant l'Eglise et Dieu, on a sanctifié la seule liberté individuelle pour arriver à la société de non-sens actuelle où raisonner est devenu presque impossible. Ce qui paradoxalement menace de nous faire replonger dans une sorte de matrice matriarcale et totalisante type communisme ou islam.
Écrit par Olivier | 07 octobre 2009
@ Luc : je m'inscris en faux sur tout ce que vous prétendez. D'abord les projets de société anglais et français ne sont "radicalement différents" que si l'on vit au XIXe siècle. De nos jours, en les regardant de loin - depuis la Chine, l'Algérie, le Mali ou l'Inde par exemple - les sociétés anglaises et françaises paraissent au contraire incroyablement similaires.
Ensuite la France n'a jamais choisi l'égalité avant la liberté; c'est une utopie sanguinaire qui lui fut imposée dans la barbarie, et que l'on cherche depuis à sanctifier. En réalité on ne peut pas choisir l'une contre l'autre, mais le projet occidental est au contraire d'essayer de conjuguer ces contraires. Cela nous le partageons avec les Anglais, et tous les autres Européens.
Vous parlez de la colonisation que subisse les Anglais, mais celle subie en France est dix fois pire, par le nombre!! il est une erreur de croire que feu notre assimilationisme nous protège; au contraire il est encore pire, parce qu'il nous fait croire qu'une France peuplée de 20% de maghrébins et de 20% d'AFricains serait encore la France. C'est faux, ce serait une société en état de guerre civile et qui n'aurait d'autre choix que se fracturer.
Les Anglais comme nous ont abandonné leurs principes fondateurs, leur moteur secret et caché qui était le christianisme. Par conséquent ils sont aussi en train de disparaître, maix eux au moins ne le cachent pas sous le tapis.
Tout accès de républicanisme et donc de nationalisme, complètement étroit, engendrera la séparation toujours plus prononcée entre la France et ses peuples frères européens. Je prédis qu'un jour certains immigrés de 4ème génération s'empareront du nationalisme, le teinteront d'un islam des lumières soft, et s'opposeront à l'intégration européenne pour faire de la France une terre de métissage africano-maghrébine teintée d'islam soit disant modéré. Cela serait pire que tout, un contre-sens historique total et une ruine pour les indigènes de ce pays. Il nous faut au contraire achever notre désengagement total de l'Afrique et du monde arabe, couper tous les ponts y compris économiques, et se fondre dans l'espace européen qui est le nôtre.
Enfin concernant la laïcité: elle n'existe que s'il y a une Eglise. Supprimez l'Eglise et vous aure un Etat totalitaire, qui se mariera comme un gant avec une religion non laïque comme l'islam. Quelque part, 1792 annonce déjà l'islamisation du pays mais cela bien peu sont capables de le comprendre.
Écrit par Olivier | 07 octobre 2009
Pour augmenter l'expression des forces au service de l'idéal français, il est indispensable que vous veillez à ne pas vous enfermer vous-mêmes, ou à vous laisser enfermer, dans des cases: la case "nationaliste" ou autres cases. La réduction à des cases, c'est ce qui a empêché la liberté de pensée et de jugement de s'épanouir sur le vieux sol de France béni déjà de tant de moissons... et c'est la cause de la plupart de nos maux.
SVP, faites également un petit effort afin d'éviter de m'assimiler ou de me raccrocher à d'autres surtout s'ils sont déjà eux-mêmes stigmatisés, cela afin de ne pas participer, malgré vous, à atténuer ma parole... Seul l’objectif à atteindre compte !
Écrit par Malika Sorel | 07 octobre 2009
Melle Sorel,
comment ne pas s'enfermer dans des cases? la France est tellement pleine de tabous que nous sommes homologués "extrême droite", "fascistes" ou autre dès que l'on parle de patriotisme.....
quelques uns vous ont comparée à roufiol (dont on repère vite son côté politiquement correct contrairement à vous) mais comment comptez vous vous faire entendre si vous êtes seule?
Écrit par Stéphane | 07 octobre 2009
Il est totalement contre-productif de vouloir désincarner la France, de parler d'idéal français et de valeurs françaises universelles. C'est exactement cette façon de parler qui nous a fait tant de mal par le passé, et certains replongent.
La singularité de la France c'est ce qui la rend différente des autres, et certainement pas universelle. Ce ne sont pas des idées abstraites ou des grands principes, mais au contraire des particularismes: territoire, traditions, patronymes, histoire, panthéon des héros, langue bien évidemment, accents, etc...
Cependant nous ne pouvons pas vivre ni bâtir de société sur ces seuls particularismes; il nous faut un universel fondateur et celui-ci nous le trouvons dans le christianisme et dans notre attachement indélébile à la civilisation occidentale. Les "valeurs" non négotiables par lesquelles nous devrions commencer c'est donc un attachement originel et éternel au christianisme d'une part, et à la civilisation occidentale qu'il a contribué à faire naître d'autre part.
Le reste, 1789 et autres grands discours non seulement c'est du pipo mais pire, c'est un vide dont se sert nos principaux ennemis en l'occurrence d'un côté la civilisation islamique et de l'autre, l'espèce de nihilisme gauchiste et matriarchal qui s'est emparé des esprits de beaucoup depuis un bon siècle.
Écrit par Olivier | 07 octobre 2009
"que vous vient-il spontanément à l'esprit lorsque l'on évoque « les valeurs non négociables » ?"
Spontanément donc. Que l'on me pardonne mes maladresses ^^
1. La langue française.
La langue est l'expression de la pensée. Ne pas la maitriser appauvrit la pensée, la censurer également. Je pense donc qu'il faut imposer le français et son "bon usage" (par bon usage je ne veux pas dire écrire des dictées de Pivot sans faute mais savoir quand on accorde un participe passé...). A cela on peut rajouter qu'il s'agit du socle de la culture française.
L'Education Nationale a failli sur ce point là. Plutôt que de se remettre en cause, elle abaisse le niveau pour ne pas "discriminer" les enfants d'origine étrangère. Ce faisant, elle nuit à ceux qu'elle prétend aider soit dit en passant.
2. Le respect de l'histoire du pays. Si on souhaite être français, on assume toute l'histoire de la France, de Clovis à la Ve. Mais, cela ne signifie pas l'interdiction de critique.
3. Liberté de pensée et de parole (qui disparait).
Aujourd'hui, Voltaire serait condamné :S aujourd'hui, on peut poursuivre devant les tribunaux pour publication de caricatures :S.
Tout devrait être critiquable, et si c'est faux l'argumentation sera aisément déconstruite. A force d'interdire certains thèmes, on aseptise les débats, tout le monde devient d'accord car on ne peut parler de ce qui fâche. Et pour finir, on oublie comment débattre et le seul argument devient "de toute façon ce que vous pensez c'est mal". Un peu faible comme démonstration. Après on s'étonne de l'attirance pour les extrêmes...
4. Egalité. Et non égalitarisme. Donc, égalité de droit : pas de discrimination, même positive.
En bref, ce que je considère comme des valeurs non négociables ont été déjà abandonnées, au moins partiellement. Déprimant.
Écrit par Yann | 07 octobre 2009
Olivier a raison sur toute la ligne, à 100%. On a pourtant l'impression qu'il est trop tard du point de vue de certains pour entendre les vérités qu'il dit. L'idée de laïcité est indissociable de la civilisation dans laquelle elle est née, double héritage hellénique et chrétien (lire le livre de Charles Gave 'Un libéral nommé Jésus').
La position de Malika Sorel est très courageuse, elle apporte un vrai souffle nouveau dans le débat public. Essayez de comprendre ces idées dont parle Olivier, puisqu'il s'agit ici d'un débat d'idée, occasion de prendre de la perspective, en l'occurrence historique.
Écrit par boubou | 07 octobre 2009
Malika, une invitation sur des pages inconnues de l'histoire, de notre histoire, de l'histoire de la France, de notre France.
Sébastien Hoareau
Donc,ce communiqué invitation pour la projection-débat autour du film
"Henri Alleg, l'homme de La Question" de Christophe Kantcheff (2009) qui aura lieu à Bagnolet le jeudi 15 octobre au Cin'Hoche (Métro Gallieni).
Écrit par SéB.Ho | 08 octobre 2009
Bonjour à tous,
Cher Stephane,
"mais comment comptez vous vous faire entendre si vous êtes seule?"
Je ne suis pas seule. Nous ne sommes pas seuls ! Simplement les Français doivent prendre pleinement conscience du fait qu'ils ne sont plus libres. Oui, nous avons été amputés de la Liberté, LA valeur qui sépare la société évoluée de celles qui ne sont pas dans la modernité. Et lorsque l'on a pleinement pris conscience que nous ne sommes plus libres et que n'importe quel mot ou case peuvent être utilisés, pour nous discréditer, par ceux qui ont emprisonné la pensée, bien aidés en cela par de très nombreux médias, alors on redouble de vigilance.
La période de la résistance, cela ne vous rappelle-t-il rien? Elle n'est pas si loin dans le temps et encore bien présente dans l'esprit des Français. Ce n'est pas parce que les Français d'alors opéraient de proche en proche et dans la plus grande discrétion que la victoire n'a pas été au bout de leur chemin...
Écrit par Malika Sorel | 08 octobre 2009
Chère Malika,
Merci pour votre réponse. Hélas mon tout petit côté pessimiste me rappelle que la résistance n'a pu vaincre uniquement grâce aux alliés...
légère contribution certes mais des actions isolées ne permettent pas une victoire!
Je comprends votre volonté d'indépendance car l'on peut être très vite catalogué dès lors qu'un compagnon de route fait des écarts. Les prises de position sur le net témoignent d'une volonté d'avancer mais la confusion et la colère liées à l'immigration, dont vous même êtes victime, montrent que les dérapages arrivent vite. Au moins votre blog et vos positions permettent une approche neutre (apolitique) qui ouvre le débat.
il faut continuer à se battre mais il y a une telle censure au niveau des médias... de plus, ma génération (30-40 ans) n'a pas de combattivité, la promotion socio-professionnelle est souvent liée à l'opportunisme. Peu importe le but premier du boulot, l'important étant de plaire à la hiérarchie. Lorsque l'on voit le comportement des ministres (paroles anti auvergnates, livre et film ventant la pédophilie, geste à un journaliste), on se rend compte que les valeurs se perdent, les réactions restent minimes ou du moins égales à notre société de consommation...
vous citiez Max Gallo et la révolution, je citerais plutôt Y M Laulan et Rome!
J'espère néanmoins que vous vous ferez connaitre de plus en plus médiatiquement.
ps: plus de 10 jours pour se faire livrer votre livre via amazon! serait il ré édité?
Écrit par Stéphane | 08 octobre 2009
Sur son site la Fnac évoque un délai de 24 h, Gibert 4 jours.
Écrit par Malika Sorel | 08 octobre 2009
Par delà les polémiques je viens de ré-écouter certaines paroles de Malika Sorel. Lorsque vous osez dire devant tout le monde: "un enfant étranger né en France et bien non je suis désolée, il n'est pas automatiquement français mais pourra éventuellement le devenir", vous faites preuve d'un courage sans bornes. Cela personne ne vous l'enlèvera, et dans une période comme celle que nous vivons il ne sera pas non plus oublié.
Ensuite, sur le reste, nous ne sommes évidemment pas d'accord sur grand-chose. Parler de liberté est bien, mais encore faut-il comprendre ce que ce mot veut dire chz nous, d'où il vient et pourquoi son sens a déviée depuis un long moment pour signgifier aujourd'hui laxisme, permissivité et relativisme.
Nous avons deux ennemis: certes, le tribalisme qui prend souvent des oripeaux islamiques, mais aussi cette hérésie nihiliste qui nous bouffe depuis longtemps.
Écrit par Olivier | 08 octobre 2009
Bonjour,Malika.
Je vous découvre tout juste, à la faveur d'un post sur un blog ami.
Votre intelligence, votre bon sens, votre sincérité et votre courage sont un vrai bol d'oxygène dans ce pays déboussolé et donc en déroute!
Je vais me procurer votre livre sans délai.
Pour répondre à votre invitation concernant les valeurs fondamentales "non négociables",je parlerai, comme Jugurtha,de la lettre et de l'esprit de la DDHC de 1789 complétée par la laïcité(qu'elle contenait déjà, même si on a tendance à se référer seulement à la loi de 1905,qui ne fait que parachever le processus).
J'ajouterais, comme le fait l'un des intervenants:la langue française.
Mais le drame(entre autres!)est qu'aujourd'hui nombre de mots-clés(liberté,laïcité) subissent une véritable inversion de sens -en France même. Nos "élites" sont décervelées,quand elles ne sont pas corrompues.
Écrit par Paris | 09 octobre 2009
Chère Malika,
Je comprends tout à fait votre volonté de ne pas être stigmatisée mais vous devez savoir que c'est impossible, à moins de faire dans le politiquement correct. Vous allez être caricaturée, dénigrée et placée dans des cases, autant que vous serez aimée et admirée par nous autres, préparez-vous y.
Et si les cases existantes ne conviennent pas à votre approche, les bien-pensants en créeront une nouvelle, même artificielle, telle la case "islamophobe", véritable concept virtuel destiné à criminaliser la critique d'une idéologie en l'assimilant à du racisme, alors que c'est véritablement l'accusation d'islamophobie qui devrait être punie pour diffamation et atteinte à la liberté d'expression.
Cela dit, vous avez raison de ne pas vouloir donner des bâtons pour vous faire frapper. Le nationalisme, la xénophobie et la revendication d'une identité immuable sont des écueils auxquels succombent beaucoup de gens très bien car ils sont échaudés par l'échec cuisant de l'expérience tentée avec une certaine catégorie d'étrangers. Il faut effectivement dénoncer ces dérives, non seulement afin d'éviter une stigmatisation qui serait méritée mais aussi par soucis d'efficacité car en se trompant de diagnostic les français ne feraient qu'aider la maladie. Il faut combattre le dogme aujourd'hui afin d'éviter d'avoir à combattre les hommes demain.
Sincères salutations.
Écrit par thierry | 09 octobre 2009
Chère Malika, dans votre remarque tout le problème est là : comment ne pas être assimilé à l'extrême droite ou aux nationalistes ? Je ne dis pas que tout est faux dans leurs analyses mais ils sont totalement bannis du débats publics. Alors vers qui se tourner ? Je m'interroge.
Bien à vous
Écrit par Lasalle | 10 octobre 2009
Bonjour à tous !
Un débat fort passionnant sur l'identité.
Je vous écris pour ma part de Genève, en Suisse. Ici aussi, le constat est affolant.
Imaginez-vous, la Confédération Helvétique est une république formée de quatre "bassin culturels" qui définissent quatre langues nationales . En 1847, les rivalités politico-religieuses entre catholiques et réformés plongèrent le pays dans la guerre civile (dite du Sonderbund). Difficile de s'entendre ?
La Suisse, c'est l'histoire de vingt-six états qui, il y a encore 150 ans, avaient chacun leurs propres gouvernements, lois, us et coutumes, armées et monnaies. Oui oui, c'est vrai.
Pendant neuf siècles, ces cités ou régions autonomes ont réussi à forger au travers d'un modèle commun de destinée, une identité nationale retranchée sur certaines valeurs que tous partageaient plus ou moins (certaines inventées au fil du temps). Bref, vingt-six cantons qui ne se reconnaissaient sous le giron d'aucune puissances européennes et qui, apprenant à mettre leurs différences de côtés, se sont unis afin de mieux s'émanciper, devenant ainsi libres et indépendants, formant alors une véritable nation. Une belle histoire ?
Seulement, aujourd'hui, je ne reconnais plus ce pays, ni les valeurs qui l'ont vu naître, je ne puis plus m'identifier à lui tant il a perdu son âme. Cette alliance fragile et unique qui reposait sur certaines similitudes et valeurs partagées se voit ébranlée par des éléments turbulents venant de l'extérieur (type conquérant) comme de l'intérieur (type révolté) qui tentent d'imposer une conception de vie autre que celle définie par nos lois et nos coutumes.
Comment ce pays a-t-il perdu son âme ? Je ne saurai que dire, sinon qu'il est devenu interdit d'être patriote, chrétien ou occidentalisant. On nous apprend à vomir l'Occident, à vomir ce que nous sommes.
Les médias et les politiciens bien-pensants véhiculent le message destructeur de la diversité. Nous devons remplacer notre modèle culturel par un modèle monde et multi-culturel dans lequel la tribu la plus offensive s'impose. Inutile de dire que l'Islam totalitaire mène un rude combat sur ce terrain. L'expression est muselée, on ne peut plus rien dire de provocateur sans qu'une levée de boucliers s'opère.
Toutes les vagues d'immigration vers la Suisse, d'européens ou de gens de cultures chrétiennes, bouddhiques, etc., se sont relativement bien intégrées. Seul l'Islam crée des remous indésirables. Pourquoi ? Je n'en sais rien, j'observe le débat politique. A Genève, république laïque, il est édicté dans la loi depuis 1879 une règle fondamentale, tous égaux devant la mort. Ainsi, les cimetières confessionnels sont interdits... ou du moins, ils l'étaient. En effet, car depuis, les musulmans du canton ont fait polémique en réclamant des carrés confessionnels, et il les ont obtenu (ce que l'on a jamais accordé aux autre confessions). Pourquoi ? Pour ne pas être enterrés au côté d'impies ?
Dans un pays ou les gens se sont fait la guerre au nom de la religion, nous avons décidé à Genève, de manière très philosophique, de rappeler au peuple que devant Dieu nous sommes tous égaux. Belle morale non ?
Les autres communautés ? Exemple : les juifs désirant se faire enterrer dans un carré confessionnel devaient le faire sur territoire français, cette pratique étant proscrite à Genève. Les israélites se sont accommodés à la loi jusqu'à ce que nous ayons baissé nos pantalons devant... l'Islam ?
Évidemment, s'il on ose protester, on est taxé de xénophobe de première, de nazi etc. Les musulmans de Genève ont réussi à faire plier la loi... Normal ?
Les immigrés italiens et ibériques se sont intégrés dans le modèle helvétique, les sud-américains, les asiatiques, les hindous, les africains et les arabes chrétiens aussi, mais le niveau d'enseignement reste catastrophique et l'on n'enseigne plus l'histoire et les valeurs du pays comme il se doit. Le travail fondamental d'intégration de l'Ecole ne se fait plus. On propose désormais (c'est véridique) des modules de substitution au cours d'histoire standard en fonction des origines ethnico-culturelles des élèves. Vos parents sont espagnols donc je vous enseigne l'histoire de l'Espagne, vous êtes mahométans, je vous enseignes l'histoire de l'Islam, etc. Comment opérer l'assimilation en rappelant sans cesse aux immigrés qu'ils sont étrangers ? C'est incompréhensible !
Anecdote: un jour, sur un site internet, j'écoutais le récit d'un jeune suisse (d'origine portugaise) qui faisait référence à l'Escalade, la "fête nationale" du canton de Genève, pilier de notre identité.
En 1602, lors d'une nuit sans lune, Genève, la Rome protestante, est assaillie traîtreusement par les écorcheurs du très catholique Duc de Savoie. Les genevois se défendirent avec bravoure et repoussèrent victorieusement l'ennemi hors des murs de la ville. Mais pour le fils d'immigrés dont je parle, il en est autrement, celui-ci commet une faute historique considérable. Il confond en effet France et Savoie dans une même entité.
Lorsqu'enfant je fredonnais la petite chanson suivante, un sentiment de fierté m'habitait, je frissonnais d'enthousiasme, m'imaginant, une épée à la main, pourfendre les hommes du Duc.
Allons Citoyens de grand cœur (bis)
Réveillons ici notre ardeur (bis)
Pour chanter les exploits
Des vaillants Genevois,
Du temps de l'Escalade, Savoyards, Savoyards
Du temps de l'Escalade, Savoyards, gare, gare.
Ce fut l'an mil six cent et deux,(bis)
Qu'on vit ces Savoyards furieux, (bis)
Dans l'ombre de la nuit,
Violer notre réduit
Ah! la belle Escalade Savoyards, Savoyards,
Ah! la belle Escalade, Savoyards', gare, gare!
Mais à l'époque de l'Escalade, alors que le "bon roy Henri", quatrième du nom, se faisait l'allié de Genève, la Savoie, duché puissant, ennemie, n'avait rien à voir avec la Savoie d'aujourd'hui, département français depuis 1860 seulement ! D'ailleurs le père de mon arrière-grand père qui était de la région, fut sujet du Royaume de Piémont-Sardaigne et non pas français, et ca remonte à pas longtemps !
Cette anecdote vous paraît peut-être stupide, mais je la trouve très révélatrice de l'époque. C'est aussi grotesque d'expliquer que ce sont les aztèques qui ont brûlé Jeanne d'Arc, ou de dire que Staline fut un héros. Ce citoyen genevois, né de parents issus de l'immigration, célèbre le jour de l'Escalade en croyant que ses ancêtres d'adoptions ont eu une victoire militaire sur le Royaume de France. Comment voulez-vous construire une identité sur des faussetés historiques ? Le présent des individus ou des nations se construit sur les bases du passé.
Autre anecdote, en faisant court: récemment, le maire socialiste de Genève a voulu, par un moyen détourné, empêcher le cortège historique de célébration de l'Escalade, le peu qui nous reste d'identité... Accepteriez vous que l'on interdise le 14 juillet, pour ne pas freiner l'intégration sociale des immigrés dans le pays, pour ne pas les offenser ? Vous trouvez ça logique ?
Tout est perdu, Rome s'effondre, la barbarie et l'ignorance déchaînent ensemble leur pouvoir destructeur, tout est fini, nous ne brillerons plus jamais comme avant. Cette Occident qui illuminait le monde de par son humanisme et sa connaissance s'est éteint à jamais, le ténèbres s'étendent chaque jour un peu plus. On laisse faire, on ne dit rien, on se tait, on disparaît...
L'âme d'un pays, c'est aussi son vécu. Effacez le passé et vous effacerez ce que vous êtes.
Adieu tous !
(PS: Chère Malika, j'admire la lucidité de ce que vous dites ou écrivez, bonne continuation)
Écrit par Civitas gevenesis | 10 octobre 2009
Un peu faux-jeton, je répondrai par un extrait de mon Manifeste d’un fils de Harki fier de l’être. Lequel, je le reconnais, ne répond pas à la question...
"En un quart de siècle, sous prétexte de respect pour « les différences », [la France] a perdu cette vertu particulière qui faisait d’elle la patrie du monde entier : cette mystérieuse aptitude à ingérer tous les apports culturels d’où qu’ils viennent pour les restituer en un modèle unique, toujours renouvelé et pourtant toujours le même."
Tout de même: deux choses me semblent incontournables : la laïcité et la liberté d'opinion, donc d'expression régulée par la Justice. Deux valeurs que la France du politiquement correct et du "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" passe par pertes et profits.
Écrit par Kader HAMICHE | 10 octobre 2009
@GUILLAUME
Vous faites une confusion. La France est universelle par le fait que n'importe quel individu (peu importe sa couleur, sa religion, son sexe, ses préférences sexuelles...) peut s'assimiler à elle. Son universalisme est IMPORTATIF (il est ouvert à tous) et Non EXPORTATIF comme vous semblez le penser.
Écrit par Luc | 11 octobre 2009
@OLIVIER
Je suis en accord avec vous lorsque vous dites que l'Angleterre et la France appartiennent à la même civilisation. En l'occurrence, la civilisation judéo-chrétienne dite 'occidentale'.
Cependant j'ai, pardonnez-moi, la certitude de ne pas me tromper en affirmant que la France et l'Angleterre portent l'une et l'autre un projet de société 'radicalement différent'.
J'affirme que l'Angleterre est MULTI-culturelle. Elle pratique le 'multiculturalism' (également observé dans la plupart des sociétés anglo-saxonnes) soit le communautarisme. LE CONTESTEZ-VOUS?
Le multiculturalisme anglo-saxon est un projet de société qui encourage les individus à SE SEPARER de ceux qui sont différents d'eux pour mieux à vivre avec leurs contemporains ('de peau', de religion, d'origine, de culture, de préférence sexuelle...) en communauté. LE CONTESTEZ-VOUS?
J'affirme que la France est INDIVISIBLE (premier qualificatif employé pour définir la République dans l'article premier de la Constitution). LE CONTESTEZ-VOUS?
La République INDIVISIBLE cherche davantage à UNIR les individus en une seule 'communauté': la communauté nationale. LE CONTESTEZ-VOUS?
J'affirme que le multiculturalisme anglo-saxon encourage l'expression des toutes les identités (culturelles, religieuses, gays...). C'est en cela que le projet de société anglais a privilégié LA LIBERTE à l'égalité. LE CONTESTEZ-VOUS?
J'affirme que l'idéal français d'indivisibilité encourage les individus à 'éteindre' leurs identités particulières (c'est l'objet même de la LAICITE par exemple) pour mieux les unir et favoriser son idéal d'égalité. C'est en cela que le modèle de société français a privilégié L'EGALITE à la liberté. LE CONTESTEZ-VOUS?
J'affirme que l'Angleterre est LIBERALE (soit 'chacun pour sa gueule'!). L'Etat n'y est que peu interventionniste et les prestations sociales sont légères (en corollaire les taux d'imposition)... J'ajoute que son économie repose beaucoup sur la spéculation financière, peut-être avez-vous déjà entendu le terme 'la city'... L'Etat actuel de son économie en témoigne. LE CONTESTEZ-VOUS?
J'affirme que la France est davantage PARTAGEUSE (soit de gauche). L'Etat est omniprésent à travers ses encouragements à l'investissement (des entreprises), à l'embauche (déductions fiscales) comme à travers ses prestations sociales (la liste serait trop longue tant il y en a!). La France a érigé le mot 'FRATERNITE' (=solidarité) en sa devise et exerce en ce sens une pression fiscale conséquente sur ses citoyens. LE CONTESTEZ-VOUS?
De citoyenneté française depuis 2 ans (je suis initialement Québecois), je connais assez bien l'Angleterre pour y avoir fait mes études supérieures pendant 6 ans et je pense n'affirmer que peu de choses fausses à travers les lignes qui précèdent celle-ci.
En conséquence, tout en reconnaissant que la France et l'Angleterre appartiennent au même bloc civilisationnel, comment pouvez-vous considérer que ces deux sociétés portent des valeurs similaires???
Écrit par Luc | 11 octobre 2009
Luc,
Ne nous égarons pas. On peut discerner des particularités de chaque pays à l'infini mais il y a plus urgent, la défense de la démocratie telle qu'elle se conçoit lorsque l'on parle du grand Occident ou du monde libre. La France, les USA, la Suède, le Japon ou le Brésil sont des Sociétés différentes mais elles ont surtout en commun l'essentiel, le respect des libertés fondamentales et la dignité humaine.
Ici n'est pas le lieu pour affirmer des simplismes du genre "J'affirme que l'Angleterre est LIBERALE (soit 'chacun pour sa gueule'!)".
On peut aussi affirmer que l'assistanat déresponsabilise et confisque arbitrairement et idéologiquement les fruits d'un travail honnête. La vérité réside dans l'équilibre et il existe une fourchette à l'intérieur de laquelle la politique d'un pays peut s'épanouir. Respectons ces différences de points d'équilibres car chacun possède les qualités de ses défauts et vice versa. L'urgence est ailleurs, la barbarie est à nos portes.
Rappelons-nous ces paroles de Will Durant:
« L'histoire de la conquête islamique de l’Inde est probablement la plus sanglante de l’histoire. C’est une histoire décourageante, car sa morale évidente est que la civilisation est un bien précieux, dont le délicat complexe d’ordre et de liberté, de culture et de paix, peut à tout moment être renversé par des barbares envahissant de l’extérieur ou se multipliant à l’intérieur».
Écrit par thierry | 11 octobre 2009
Superbe d'intelligence et de clarté !
Merci,
Jean Evrard de Bruxelles
Écrit par Jean Evrard | 11 octobre 2009
@ Luc
Vos remarques sont très pertinentes (même si certaines gagneraient à être un peu nuancées). Elles ouvriraient un débat fort utile sur la question de savoir ce que nous avons fait,des deux côtés de la Manche(de l'Atlantique aussi),de nos origines judéo-chrétiennes communes.
Mais, cela dit, M.S. nous a demandé des réponses simples sur les valeurs que nous pensons,nous Français,"non négociables".Et j'ai cru comprendre, à lire les précédents post,qu'un accord pouvait se dessinner assez facilement sur notre triptyque liberté-égalité-fraternité consolidé par la laïcité(et la langue française, comme l'écrit justement quelqu'un).
Le problème majeur,à mon avis,est que,comme le signale justement Kader, des mots comme liberté ou laïcité(et d'autres encore) ont aujourd'hui en France perdu leur sens historique (et donc leur sens tout court) pour beaucoup de gens, et tout particulièrement dans nos "élites" -de gauche comme de droite. Le mot de laïcité se voit même attribuer, avec ou sans adjonction d'un qualificatif bidon, un sens inverse de ce qu'il veut dire,historiquement et intrinsèquement.
On est déjà largement entrés dans une sorte de Novlangue faisant suite à une débauche d'oxymores.Comment mettre de l'ordre dans pareille cacophonie?
Écrit par Paris | 11 octobre 2009
liberté, égalité, laïcité.Oui.
Je rajouterai l'interdiction formelle du communautarisme, c'est à dire la revendication de lois, spécifiques à des groupes ethniques, religieux, raciaux ou de la même tendance sexuelle.
Les communautés existent mais n'ont pas à jouer sur la scène politique.
Supprimer toute considération raciale ou ethnique dans les délits.Qu'une personne soit attaquée parce qu'elle est blanche, noire, arabe, asiatique, juive n'est pas plus grave qu'une personne attaquée parce qu'elle est moche, grosse, chétive, ou avec une tête bizarre.
En effet quel loi protège le petit gros à lunettes dont tout le monde se moque, dont tout le monde crache à la gueule et qui se fait maltraiter à la récréation?Les mécanismes mentaux de ses oppresseurs sont pourtant exactement les mêmes que ceux des racistes (prise en considération d'un élément de l'aspect extérieur ou intérieur d'une personne comme justification à une agression).
Ainsi le fait même de légiférer sur les crimes racistes donnent une certaine importance à la race.
Il ne s'agirait pas de banaliser le racisme, mais simplement de prendre la dimension "haineuse" et "arbitraire" du délit ou du crime, pour en mesurer la gravité.
Aujourd'hui, une plaisanterie de mauvais goût sur les noirs peut valoir plus chère, sur le plan juridique, qu'une véritable agression haineuse et violente sur un critère arbitraire comme "avoir des dents de castor" par exemple.J'exagère un peu mais tout le monde aura compris.
Il faut que la république condamne la haine, sévèrement, qu'elle soit en paroles ou en actes, et qu'elle cesse de prendre en considération l'aspect raciste des agressions, parce qu'automatiquement elle reconnait alors la race comme un élément fondamental de l'identité d'une personne, alors que ce qui nous définit en tant qu'"être" dépasse à mon avis largement la couleur de la peau !
Écrit par Jonathan | 12 octobre 2009
Il faut se méfier de la laïcité.
Il faut d'abord être conscient que l'utilité de la laïcité est d'autant plus grande qu'elle fait face à des religions liberticides et intolérantes. Ainsi la nécessité de l'introduction de la laïcité est beaucoup plus indispensable face à l'islam que face au bouddhisme par exemple.
Je dis cela car pour beaucoup, et surtout en France, la laïcité représente une panacée et cette exagération est dangereuse. Pourquoi?
Tout simplement parce que vénérer la laïcité peut conduire à l'appliquer de manière trop forte et aboutir à proscrire que toute référence soit faite à la religion en dehors du cadre religieux. Or tout ce qui relève de la religion n'est pas mauvais et il existe une dimension d'idéal, de sublimation de la foi, de résolution dans l'abnégation qui répond aussi au besoin d'une certaine dimension humaine. Priver la Société de cette source d'énergie vitale n'est pas forcément bon et peut l’affaiblir lorsqu'elle fait face à un péril qui menace la survie de son identité.
L’Europe est chrétienne et même si nous ne sommes plus très pratiquants du rite, les églises parsèment notre paysage et font parfois entendre le tintement de leur cloches. Nous fêtons noël et même si ce n’est plus seulement la célébration de la naissance du Christ, son esprit demeure tout de même un peu dans cette saison de partage, d’amour et d’hymnes qui appellent à la bonté universelle.
Cette présence diffuse et de faible intensité du meilleur de l’esprit du christianisme n’est pas à négliger. C’est pour les croyants et semi-croyants la représentation de Dieu qui soutient le Monde, discrètement et sans ostentation, laissant les hommes libres s’ils le désirent, de s’arrêter un instant sur cette contemplation, mais sans jamais le leur imposer. Ainsi la vraie religion ne peut être que laïque car la contrainte ôte toute noblesse.
Il faut comprendre qu’en Europe les traces du Christianisme font partie de notre patrimoine et qu’il ne faut pas laisser une certaine laïcité nuire à sa sauvegarde par soucis de neutralité dans l’arbitrage entre les religions.
Soyons concrêt, ce n’est pas parce qu’il n’existe pas de mosquées à restaurer que l’Etat doit s’empêcher de consacrer un budget suffisant au maintien des églises. Ce n’est pas parce qu’il existe des écoles catholiques qu’il faut autoriser les madrassas en France. Ce n’est pas parce que l’Etat est laïc qu’il ne doit plus placer d’arbres de Noël dans les mairies et conseils généraux ou que les statutaires christiques doivent être déplacés pour ne pas offenser les musulmans. Ce petit jeu de la laïcité « intégriste » qui consiste à dépouiller tout l’espace public de toute référence religieuse est une des partitions jouée par l’islam conquérant, déchristianiser est la première étape avant la substitution. La déchristianisation se fait au nom de la laïcité et l’islamisation se fait au nom de la liberté religieuse. Ne croyez pas cela improbable car illogique, regardez plutôt comment nous en sommes arrivés à tolérer la diffusion d’une idéologie discriminatoire et suprémaciste au nom de la tolérance religieuse.
Si nous ne posons pas de limite à l’application de la laïcité, nous allons servir le prétexte à un iconoclasme culturel dévastateur qui ne fera qu'aider les ennemis de la démocratie et de la laïcité. Trop de laïcité tue la laïcité.
Écrit par thierry | 12 octobre 2009
bjr malika
ca va la famille, les relations avec ton pere ect...
tu me fais bien rire
j'espere qu'au crepuscule de ta vie tu ne redecouvriras pas l'identite de tes parents...
Écrit par mouloud | 12 octobre 2009
Bonsoir Mouloud,
Comment se porte votre famille ? Votre mère, particulièrement... ? "Et cetera desunt"...
Vous me faites mal. Sans rire.
J'espère qu'à l'aube de votre mort, vous ne découvrirez pas quelle catastrophe vous fûtes pour vos... pour nos enfants...
J'ignore ce que vous êtes exactement, mais du sang arabe coule dans mes veines, mélangé ; et je crois être, tout comme Malika Sorel, plus l'honneur de mes ancêtres que vous qui nous conduisez avec d'autres à la catastrophe.
Écrit par Wikus | 12 octobre 2009
Correction : je crois être, tout comme Malika Sorel, plus l'honneur de mes ancêtres que vous, Mouloud, car je partage beaucoup de ses opinions...
Écrit par Wikus | 12 octobre 2009
@WIKUS
La situation de nos sociétés occidentales relève par son ampleur de l'exception à l'échelle de l'histoire de l'Humanité (soit près de 200 000 ans!).
Jamais dans l'histoire autant de couleurs de peau, de religions, d'origines (...) ne se sont côtoyés au sein même des Nations.
Si vous croyez en l'Homme alors tout ira bien...
Si, comme moi, vous le croyez incorrigible et vous montrez circonspect (voire inquiet) quant à l'avenir de ces sociétés PLURI-culturelles, PLURI-raciales, PLURI-religieuses, PLURI-originelles, PLURI-identitaires... alors vous devez pensez que les choses PEUVENT mal tournées...
Si les choses tournent mal, les Français Républicains sauront faire la différence entre les 'Wikus' comme toi et les 'Mouloud' comme lui.
Cher Wikus, il est peu probable que nous ayons 'du sang' en commun... Je suis né Québécois... et tu dis avoir 'du sang arabe'... Mais en républicain que nous sommes tu seras toujours plus mon frère qu'un 'Mouloud'...
Lui DOIT craindre 'la catastrophe' potentielle que tu évoques.
Pas toi.
Écrit par Luc | 13 octobre 2009
Bonjour,
pour moi la première valeur non négociable est une valeur qui est partagée par toutes les sociétés démocratiques où le peuple peut s'emparer de sa destinée.
C'est la liberté d'expression.
Elle seule peut faire que les idées circulent, que les débats puissent avancer, que la société puisse avancer et que ces évolutions soient le fruit des efforts des citoyens, et non pas imposées.
La première chose que fait un gouvernement lorsqu'il devient totalitaire, c'est de supprimer la liberté d'expression.
La première chose que les organisations religieuses fondamentalistes essaient d'imposer, c'est le contrôle de la liberté d'expression: voir le Conseil des Droits de l'Homme à l'ONU qui a plié devant, notamment les demandes des pays musulmans et des USA pour faire avancer la criminalisation de la critique des religions...
Par conséquent, la liberté d'expression est et doit rester la 1ère valeur à défendre. On voit bien aujourd'hui en France, avec le terrorisme intellectuel de la bien-pensance, que tout débat est impossible lorsqu'un seul mot-clef est évoqué.
C'est pourquoi les citoyens ne peuvent plus s'exprimer librement, et seuls quelques téméraires ou radicaux osent le faire. C'est pourquoi la "réacosphère" progresse, puisque les seuls lieux où l'on peut parler de certains sujets librement (et pas nécessairement dans le sens des acteurs de la réacosphère), s'informer, sont ceux-ci.
Certains ont évoqué l'exemple de l'Angleterre à juste titre: la bien-pensance et le politiquement correct y font régner une véritable terreur en ce moment, même si cela ne paraît pas évident à première vue.
C'est ce qui fait qu'en Angleterre, seuls des radicaux n'ayant pas peur d'"y passer" osent tenter de faire passer leur message. D'où les succès futurs prévisibles des nationalistes par exemple.
Bref, la suppression de la liberté d'expression asservit les peuples mais favorisent l'émergence à terme des extrémismes.
Les valeurs de la République ne peuvent pas exister si en préalable, la liberté d'expression est bafouéee.
Sincèrement,
Demos
Écrit par Demos | 13 octobre 2009
Très bon commentaire Demos. En effet le manque de courage et de volonté des élites à faire respecter les valeurs fondamentales de la démocratie libérale favorise l'exaspération et le ressentiment chez le peuple, et c'est cela qui le pousse dans les bras des groupes xénophobes et racistes. Mais l'inverse est vrai aussi, plus le peuple se réfugie dans des thèses malsaines, plus nos ennemis sont confirmés dans leur rôle de victimes légitimes. Il faut soutenir le PVV et clairement dénoncer le BNP.
Écrit par thierry | 13 octobre 2009
Cher Luc,
Ce que vous dites me va droit au cœur, et pas qu’à moi je suppose... Toutefois je ne crois pas que les catastrophes fassent dans le détail.
Je vous répondrai plus abondamment, mais seulement dans les jours à venir, faute de temps...
@ Devos
D'accord avec Thierry, je crois que ce vous dites est juste. Mais aussi qu'il faille faire des distinctions au sein même de la "réacosphère". Il suffit de lire beaucoup des commentaires qu'ont suscités, sur Fdesouches par exemple, les dernières interventions de notre hôtesse pour constater que tous ne sont pas des malades ; mais que des malades, il y en a aussi...
La responsabilité des mal nommées élites est si incroyable face à une réalité qui ne laisse plus subsister aucun doute tant elle est claire, fluorescente même - compréhensible dans ces grandes lignes pour tous sauf les idéologues qui ne comprennent jamais rien -, qu'il semble parfois que l'interprétation complotiste de leurs actes soit la seule raisonnable. Que cherchent-t-ils si ce n'est une guerre civile ?
Écrit par Wikus | 13 octobre 2009
Il n'y a pas 'à penser' ou 'définir' la République. Nos Pères l'ont fait pour nous.
IL FAUT SIMPLEMENT L'AFFIRMER (ce qui n'a pas été fait depuis plusieurs décennies déjà)
Article Premier de la Constitution de la Cinquième République française.
'La France est une République INDIVISIBLE, LAÏQUE, DEMOCRATIQUE et SOCIALE.'
'INDIVISIBLE'.
Le Peuple de France est UN et INDIVISIBLE. En conséquence, IL NE SAURAIT TOLERER EN SON SEIN la moindre division (communauté) fondée sur la couleur de la peau, l'origine, la religion, le sexe, les préférences sexuelles... Tous les 'particularismes'... Ce principe est à rapprocher de l'idéal de 'FRATERNITE' signifié dans la devise de la République.
'LAÏQUE'.
Celle-ci comporte deux volets.
VOLET PREMIER. De manière à garantir la liberté, l'égalité et le respect de toutes les sensibilités (croyants, non-croyants, pratiquants, non-pratiquants...) de ses citoyens l'Etat ne peut être que NEUTRE et séparé DES EGLISES (au pluriel).
VOLET SECOND. Toujours dans le but de préserver la sensibilité de chaque citoyen (en corollaire, la PAIX PUBLIQUE) LA REPUBLIQUE EXIGE DE CHACUN D'EUX (indépendamment de leur foi) de confiner leurs croyances à leur STRICTE SPHERE PRIVEE.
Aucun indice (dans mon idéal: croix, voiles, burqas, tchadors, kippas...), manifestant l'appartenance religieuse de l'individu ne saurait être tolérer DANS L'ESPACE PUBLIC (rues, écoles, institutions soit TOUT ce qui ne relève pas de l'espace privé, à l'exception des lieux de cultes).
'DEMOCRATIQUE'.
Le Peuple de France est seul souverain sur le territoire de la République. Seuls ses citoyens (reconnus par la nationalité française ce qui exclu les étrangers présents sur son sol. Il me semble que les ressortissants européens ont le droit de vote. Je suis contre) doivent être consulté pour élire ses représentants (choisis parmi le Peuple). La Démocratie est à rapprocher d'un vaste ensemble de principes philosophiques tels la liberté (de conscience et d'expression) et l'égalité (devant la Loi) mais aussi les DROITS et les DEVOIRS de chacun. A noter que les droits et devoirs peuvent diverger du fait de la condition des individus 'CITOYENS' (membres de la Cité, c'est à dire de citoyenneté française) et "ETRANGERS' (les étrangers LICITES devant être différenciés des étrangers ILLICITES). La République assure l'Egalité pour ses seuls enfants.
'SOCIALE'.
Principe à rapprocher de la 'FRATERNITE' (=solidarité par l'impôt notamment) et de l'EGALITE' (des chances, des droits et des devoirs) mais aussi du 'VIVRE-ENSEMBLE' (cohésion sociale) et de l'INDIVISIBILITE de la Nation.
Comme l'Islam a ses 'piliers', la République Française a les siens. Ceux-ci s'imposent à tous.
ILS NE SONT PAS NEGOCIABLES MAIS IMMUABLES.
Écrit par Luc | 14 octobre 2009
Bonjour,
Une modeste contribution pour confirmer les valeurs qui me paraissent non-négociables et qui pour la plupart, ont déjà été évoquées par les intervenants :
- la liberté d’expression ;
- la connaissance de la langue française ;
- le respect des lois du pays d’accueil ;
- le respect d’une nation laïque, qui a été fondée sur des principes chrétiens ;
- le respect de la séparation de l’Etat et de l’Eglise : il ne doit pas y avoir de « fatwa » poussant au crime de qui que ce soit en France !
Écrit par PC | 14 octobre 2009
"la connaissance de la langue française"
L'enseignement du latin doit obligatoirement redevenir une priorité scolaire à côté de laquelle il ne devrait plus être permis de passer. De la même façon les mauvais résultats d'un élève au cours de français (surtout concernant l'analyse grammaticale, la conjugaison, l'orthographe et la ponctuation) - cours pour lequel l'exigence devrait être ramenée à ce qu'elle était avant les années cinquante disons - devrait être une raison suffisante et non négociable pour coincer cet élève dans une classe jusqu'à la fin de son obligation scolaire s'il le fallait. J'aurais aimé qu'on le fasse pour moi...
En outre, et cela va de paire, le recrutement des professeurs destinés à enseigner ces matières devrait être drastique.
"le respect d’une nation laïque, qui a été fondée sur des principes chrétiens"
Le principe de laïcité ne devrait-il pas être dans la hiérarchie des principes au-dessous et donc respectueux de celui de l'homogénéité culturelle minimum ou quelque chose comme ça.
La laïcité de la France est me semble-t-il comme la rupture de son cordon ombilical qui la liait à l'Église chrétienne... Mais de la même manière qu'un enfant devenu adulte quitte la maison familiale, la France ne doit pas renier sa mère au risque (réalisé ?) de n'être plus reconnue par personne. Je ne suis pas catholique mais je crois important que les valeurs chrétiennes et l'histoire de cette religion soient enseignées dans une approche "théologique", historique et non prosélyte - par exemple au sein des cours de "philo" et d'histoire, car un cours obligatoire intitulé "cours de religion" ferait scandale évidemment - afin de ré-encrer sa prédominance culturelle, garantie d'une plus grande homogénéité sociale. Ce n'est peut-être pas "juste" et dans "l'ordre naturel" des choses, au regard de l'importance quantitative qu'ont prise les populations musulmanes, par exemple, mais le multiculturalisme non plus n'est pas dans "l'ordre naturel" des choses. Les populations non chrétiennes vivant en Europe doivent accepter cela si elles ne souhaitent pas un jour se retrouver confinées dans des "Kosovo" ou/et que "l'ordre naturel" ne revienne au galop les broyer, "cette rosse apocalyptique, qui bave des naseaux..."
Écrit par Wikus | 14 octobre 2009
Corrections : aller de pair sans E ; ré-Ancrer avec un A... Hum, hum...
N'y aurait-il pas moyen d'ajouter une fonction "modification du message" ?
Écrit par Wikus | 14 octobre 2009
je suis chrétien et cette religion se retrouve dans notre mode de vie à tous les niveaux : aider son prochain, aimer les autres, découvrir la vérité, égalité homme/femme, regarder ce que l'on fait et non pas d'où l'on vient...
ce sont des principes chrétiens, deviendraient ils mauvais à cause de leurs origines?
il faudrait travailler le français et rappeler le sens des mots, donc comme le dit wikus, inscrire l'apprentissage de notre langue comme une obligation à tous.
Écrit par Stéphane | 14 octobre 2009
Des derniers post(Luc,Wickus,PC,Stephane), je ne relèverai que trois points:
1°-à propos des signes d'"appartenance"(croix,kippa,voile...),je pense qu'il faut surtout -mais impérativement distinguer ce qui est discret de ce qui est ostentatoire et potentiellement provoquant.Pas facile? Mais si le problème était facile, ce ne serait plus un problème.
2°-Je ne suis pas d'accord avec une obligation générale d'étude du latin-qui doit rester une option. Un retour du français aux horaires d'il y a 30 ans est suffisant - mais indispensable.
3°-Quant au fond, l'image du cordon ombilical pour illustrer le passage de la société où la religion domine à la société laïque est très pertinente. C'est ce qui s'est passé en France et nous ne pouvons revenir en arrière sauf à nous suicider collectivement. C'est pas négociable, avec aucune religion. C'est même un casus belli INEVITABLE à terme. Mais c'est aussi pour les nouveaux-venus en France (et en Europe) une formidable opportunité de "couper le cordon ombilical" sans pour autant renier leur mère (ni leur père).
Écrit par Paris | 15 octobre 2009
Je rectifie mon propos: ..."un casus belli PEUT-ETRE inévitable à terme?" ça dépendra...des uns et des autres.
Écrit par Paris | 15 octobre 2009
@ Jugurta: L'égalité en droit provient bien du christianisme. C'est le principe "tous égaux devant Dieu" ( que vous soyez Roi ou simple paysan) qui, une fois sécularisé, devient "tous égaux devant la Loi".
Écrit par daredevil | 17 octobre 2009
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