20 novembre 2009

Lu dans Marianne

La revue Marianne consacre un article à l'analyse des phénomènes que les récents matchs de football ont mis en lumière.

Extraits :

Mais ne serait-ce pas plutôt la morcélisation très avancée du vieux pays qui explique l’impuissance grandissante de son peuple à se reconnaître dans un projet commun ?
[…]
La Française d’origine algérienne Malika Sorel, membre du Haut conseil pour l’intégration et auteur du « Puzzle de l’intégration » refuse cette opération de passe-passe supposée rassurante. «
Le déni continuel du réel n’aide personne, dit-elle. Et certainement pas les premiers intéressés. Si l’intégration réussie concerne plus de monde qu’on ne le croit, une partie de la communauté immigrée rejette aujourd’hui la France et la République et on aurait tort de leur trouver des bonnes raisons. »  Pour l’instant elle n’est guère entendue. Alain Léauthier

Sur Internet, vous ne trouverez qu'une partie des 4 pages que Marianne du 21 novembre a consacré à "ce que révèle l'euphorie des Français d'origine algérienne".

19 septembre 2009

« Répliques » d’Alain Finkielkraut

Samedi 26 septembre de 9h10 à 10h, je participerai à l’émission « Répliques » d'Alain Finkielkraut sur France Culture. Le thème de l’émission sera « Liberté, Égalité, Diversité : une nouvelle devise républicaine ? »

[MàJ]

Vous pouvez réécouter ci-dessous l’enregistrement de l’émission.

Partie 1 (durée: 12 mn)

Partie 2 (durée: 13 mn)

Partie 3 (durée: 12 mn)

Partie 4 (durée: 12 mn)

11:59 | Lien permanent | Commentaires (75) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : finkielkraut | |

07 juillet 2009

Autorité du savoir et respect de l’école

Étant très attachée à la question de l’école, je suis très heureuse que Le puzzle de l’intégration ait retenu l’attention de l’association Lire-Écrire qui lui a réservé un chaleureux accueil. Je vous encourage à faire connaître autour de vous cette association, qui s’est fixé comme ligne d’action d’« informer le public et de conseiller des parents, en toute indépendance ». J’ai rencontré son équipe, qui dédie tout son temps et son énergie à la défense du bien commun, à l’avenir de la France. Je vous le redis : nous ne sommes pas isolés. Nous sommes majoritaires. Nous devons en prendre pleinement conscience, et puiser dans cette prise de conscience la force de toujours avancer !

Voici la critique publiée sur le site de Lire-Écrire :

« Contrairement à nos habitudes, nous présentons ici un ouvrage politique, au meilleur sens du terme. L’auteur, d’origine marocaine, a demandé la nationalité française à 30 ans. Elle sait de quoi elle parle, et développe une argumentation serrée, sans oublier aucune pièce du puzzle.

L’intégration

Malika Sorel décrit les difficultés d’intégration, non pas des nouveaux immigrants, mais de leurs enfants et petits-enfants ; difficultés étonnantes pour nous, puisque ce sont des Français, et spécialement de jeunes Français, qui affectent de rejeter la France. Ce phénomène se produit dans tous les pays occidentaux, et même au Canada, qui pratique une politique d’immigration “choisie”.

Le puzzle

Les politiques et les leaders d’opinion cherchent aux difficultés une cause simple, qu’un seul principe simple suffirait à traiter. Malika Sorel nous montre qu’une situation extrêmement complexe appelle un ensemble de mesures complémentaires.

L’un des principes qui fait actuellement débat en France est celui de la discrimination positive en faveur des minorités, qui, comme le remarque l’auteur, est une discrimination négative à l’égard de la majorité. L’adoption de ce principe renforcerait le communautarisme, et conduirait à la reconnaissance juridique des communautés. Beaucoup aux États-Unis, y compris dans les minorités, voudraient revenir en arrière, mais ils n’y parviennent pas, du fait des avantages acquis par certains.

Dans l’enseignement, les Américains ont facilité pour les minorités l’accès aux études supérieures et aux diplômes. Dans les faits, c’est un inconvénient pour les meilleurs éléments des minorités, qui se trouvent nantis de diplômes dévalués aux yeux des employeurs. Chez nous, une mesure analogue vient d’être adoptée par Sciences-Po.

Malika Sorel demande - comme nous le faisons - que les enfants et les adolescents défavorisés de fait, ce qui inclut d’ailleurs des Français de souche, reçoivent une aide massive afin que, moyennant les efforts nécessaires, ils puissent accéder sans artifice à la même réussite que les autres. Elle ne dissimule pas que les efforts nécessaires sont beaucoup plus importants pour eux que pour les Français moyens.

En particulier, elle réclame, comme nous, un effort important dès la maternelle et retour, dans le primaire et le secondaire, à l’enseignement explicite et systématique du français, de la littérature, des mathématiques, au rebours de tout ce qui a été fait depuis des décennies, et particulièrement depuis 1989.

Intégration ou insertion ?

L’intégration, conforme aux principes français et républicains, devrait, d’après l’auteur, procéder du choix délibéré, et mûrement réfléchi, d’une nouvelle patrie. Pour les immigrés et leurs descendants immédiats, ce devrait être par excellence un choix d’adulte.

Intégrer d’office selon le droit du sol impose un choix que beaucoup récusent : ils se disent “Français de papier” (et pour les avantages attachés aux papiers) tout en rêvant à une patrie imaginaire qui n’est pas celle que leurs parents et grands-parents ont quittée.

Malika Sorel propose donc d’abandonner le droit du sol. Mais elle reconnaît à la France le droit d’imposer aux étrangers qu’elle héberge un devoir d’insertion, c’est-à-dire le devoir d’apprendre les lois et coutumes, et de s’y conformer dans leurs rapports avec les citoyens français.

Le communautarisme est un frein à l’insertion, car il isole de la majorité, et maintient des règles et des coutumes propres, en fait discriminantes. Les grandes idées généreuses que certains voudraient institutionnaliser : le droit à la différence, la discrimination positive, ont trop souvent pour effet de culpabiliser les français de souche et de victimiser les autres, substituant ainsi des sentiments subjectifs à l’acceptation des réalités en France et dans les pays d’origine, réalités que Malika Sorel décrit parfaitement. Tout cela aggrave les problèmes au lieu de les résoudre.

Pour nous, qui militons pour la refondation de l’école, nous retenons parmi les pièces du puzzle l’impératif de restaurer, aux yeux des élèves et de leurs parents, l’autorité du savoir et le respect de l’école. »

00:46 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : école, insertion, intégration | |

22 janvier 2009

Entretien audio avec « La Luette »

J’ai accordé un entretien au site « la Luette » au sujet de l’instrumentalisation de l’élection de Barack Obama. Vous pouvez l’écouter ici.

09:57 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : obama | |

28 décembre 2008

Rediffusion sur France Culture lundi 29 décembre

France Culture a décidé de rediffuser, demain lundi 29 décembre, de 18h30 à 19h15, une émission à laquelle j’avais participé.

♦ La repentance favorise-t-elle l'intégration? Rediffusion

« Ce n’est certainement pas en enseignant aux enfants de l’immigration que les Français ont été les bourreaux de leurs parents qu’on facilitera leur intégration. » Voilà ce que déclare Malika Sorel dans une interview publiée par la revue Le Débat. On a pourtant souvent entendu le point de vue inverse. Tout un courant historiographique lié au concept de « postcolonialité » incrimine, au contraire, le « déni » et le « refoulement » de l’histoire coloniale par le « roman national ». Ce courant, promu par de jeunes historiens de gauche attribue à ce déni et à ce refoulement du passé colonial certaines des tensions intercommunautaires qui travaillent la société française. Ces conflits seraient dus aux représentations issues de la colonisation, lesquelles continueraient d’imprégner les mentalités françaises. En outre, les populations issues de l’immigration auraient le sentiment de revivre, à travers la relégation dont elles sont victimes, une situation de type colonial. C’est par exemple la thèse soutenue par Pascal Blanchard dans l’introduction au livre « La fracture coloniale ».

Le débat à propos de la « repentance » que devraient pratiquer les anciennes puissances coloniales – s’inspirant du précédent de l’Allemagne face à la Shoah - a été un temps confiné au milieu des historiens et des moralistes. Durant la campagne électorale présidentielle, il a fait irruption dans le champ politique. C’est Nicolas Sarkozy qui l’y a introduit en déclarant notamment : « Je déteste la repentance qui veut nous interdire d’être fiers d’être Français, qui est la porte ouverte à la concurrence des mémoires et qui est un obstacle à l’intégration, parce qu’on a rarement envie de s’intégrer à ce que l’on a appris à détester. »

Ségolène Royal, à son tour, se trouva obligée de se situer. « La France doit assumer son histoire, toute son histoire. Sans amnésie et sans repentance », déclara la candidate du PS. Mais elle ajoutait : « Mais je crois que notre pays doit aussi être capable de porter un regard apaisé et de poser les mots justes sur les pages plus sombres de notre histoire commune. Nous devons être capables de reconnaître la colonisation pour ce qu'elle fit : dominer et spolier. En outre, ce n'est jamais aux descendants de payer pour les crimes qu'ils n'ont pas commis. Mais tous comptables de la transmission de l'histoire collective, oui ! »

On le voit, la question de la «repentance» fait désormais partie du débat politique.

20:22 | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : repentance, france culture, royal, sarkozy | |

22 décembre 2008

Émission sur BFM

J’étais ce matin sur BFM radio. Le débat était consacré au rapport de la commission Veil et au plan de Nicolas Sarkozy pour la diversité. Ambiance derrière le rideau (ou derrière le mur) :

Dès la première pause, le journaliste Nicolas Doze m’a demandé de bien vouloir changer de place. C’est pourtant lui qui m’avait placée, au début de l’émission, aux côtés de Monsieur Édouard Pellet. Savez-vous pourquoi ? Ce qu'a dit Monsieur Doze (hors antenne) à cet instant me laisse penser qu’il a craint que Monsieur Pellet n’en arrive aux mains, c’est-à-dire me frappe. Oui, vous avez bien lu. Elle n’est pas belle, la régression de la « Liberté de pensée et de jugement » dans notre pays au début du XXIème siècle ? C’est sur cela que vous serez un jour jugés, chers Français, et certainement pas sur ce que vos ancêtres ont fait, n’ont pas fait ou auraient peut-être dû faire. C’est très commode de parler du passé et de baisser les yeux sur ce qui se produit, là sous notre regard. Je le redis une nouvelle fois, concentrez-vous sur le présent et sur l’avenir.

Oui, je suis moi aussi pour le maintien du secrétariat d’État aux Droits de l’homme, avec comme terrain d'action la France. Lorsque je vois ce qu’il advient de certains territoires de la République, j’ai le regret de vous dire que j’ai vécu, à certaines périodes, dans un Maghreb beaucoup plus libre que ce qu’est devenue la France ! Alors, les leçons de liberté et de respect des droits de l’homme que brandit notre classe politique à travers le monde, eh bien elle ferait beaucoup mieux de les appliquer d’abord en France. On est en effet toujours plus crédible quand on a soi-même valeur d’exemple…

Vous pouvez retrouver ci-dessous l’enregistrement de l’émission.

Partie 1 (durée: 10 min.)

Partie 2 (durée: 8 min.)

Partie 3 (durée: 12 min.)

Partie 4 (durée: 8 min.)

16:04 | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : veil, sarkozy, constitution, bfm | |

14 décembre 2008

Atmosphère, atmosphère...

Vous pouvez réécouter ci-dessous l'émission Répliques à laquelle je viens de participer.

Partie 1 (durée: 25 min.)

Partie 2 (durée: 24 min.)

Pour vous donner une idée de l’ambiance qui régnait dans le studio : l’atmosphère y était, comparativement à d’autres plateaux que j’ai connus, glaciale, et ce n’est pas du tout à imputer au journaliste Florian Delorme dont j’ai apprécié le grand professionnalisme.

M. El Karoui, qui fait partie de « l’élite », a adopté une attitude que je qualifierais de mépris. C’était un peu comme s’il lui avait fallu des pincettes pour approcher une enfant du peuple, une femme de la caste inférieure…

Hors micro, il m’a quasiment traitée de « frontiste », évoquant d'ailleurs clairement le FN. J’ai répliqué que ce type d’insinuation n’avait aucune prise sur moi et que j’espérais bien que, dorénavant, les Républicains ne se laisseraient plus impressionner par les « ayatollah de la pensée » ; à savoir ceux qui, depuis 30 ans, utilisent le terme « raciste » comme une arme atomique pour empêcher toute « liberté de pensée et de jugement » de s’exercer en France, fille des Lumières. Il m’a également accusée de vouloir instrumentaliser ce sujet, ce à quoi j'ai répondu que je ne cherchais rien pour moi-même, et que si tel avait été le cas j’aurais répondu favorablement à certaines sollicitations politiques, que d'autres ont acceptées, pour fouler les tapis rouges au prix du reniement de leurs convictions républicaines. M. El Karoui a paru alors surpris. Les quelques mots que nous avons échangés lui ont fait réaliser que je n’étais nullement frontiste, pas même Sarkozyste puisque je ne suis pas communautariste, et il s’est adouci un peu. Je reviendrai prochainement sur le club du XXIème siècle qu’il préside et que j’ai évoqué dans mon ouvrage, ainsi que sur certaines thèses qu’il développe dans son livre L’avenir d’une illusion.

Pour écrire Le puzzle de l'intégration, j’ai analysé, avec la plus grande vigilance, les discours et livres de très nombreux hommes et femmes politiques ces dernières années. Un homme politique a retenu toute mon attention, car au vu du sujet que j’ai traité dans Le puzzle de l’intégration, c’est lui qui à mes yeux porte avec la plus grande fidélité l’idéal français, sans jamais pour autant exprimer la moindre agressivité envers ceux qui ne sont pas Français. L’expression de son amour pour notre pays m’a parfois émue jusqu’aux larmes. Mon vœu serait qu’il accepte ma modeste contribution et que je puisse le rejoindre dans son combat politique au service de la défense de l'intérêt général. C’est de lui dont je me sens la plus proche. C’est donc à ses côtés que je serai la plus efficace. Mais comme je le dis très souvent, la question de la cohésion nationale transcende les clivages politiques traditionnels. Pour cela, il sera nécessaire qu’elle soit prise en considération par toutes les formations politiques.

20:27 | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : répliques, france culture, el karoui | |

13 décembre 2008

Répliques : émission d'Alain Finkielkraut

France Culture :

Émission du samedi 13 décembre 2008 de 9h à 10h
Insertion et intégration : les subtilités de l'assimilation


Avec Malika Sorel et Hakim El Karoui.



00:20 | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : france culture, finkielkraut, insertion, intégration | |

12 novembre 2008

« Du grain à moudre » sur France Culture

J’ai participé ce soir à l'émission « Du grain à moudre » sur France Culture ; émission que j’apprécie particulièrement, car elle est animée par deux brillants journalistes, Julie Clarini et Brice Couturier, qui permettent à la pensée de s’exprimer, et aux vrais débats de s’installer.

Vous pouvez retrouver ci-dessous l’enregistrement de l’émission.

Partie 1 (durée: 12 min.)

Partie 2 (durée: 10 min.)

Partie 3 (durée: 12 min.)

Partie 4 (durée: 10 min.)

21:49 | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : repentance, intégration | |

23 septembre 2008

Article dans la revue Le Débat

Le Débat: "Qu'est-ce que l'intégration ? Tous revendiquent l'objectif, mais personne, apparemment, ne se préoccupe de comprendre le processus. Que signifie-t-elle au fond ? Quelles sont ses conditions ? Par où passe­-t-elle ? Malika Sorel plaide la nécessité d'une intelligence à part entière du phénomène. Elle met en lumière les conséquences ravageuses qu'entraîne la méconnaissance de ses données de base."

Vous trouverez dans la revue Le débat n°151 de septembre 2008 le contenu de mon entretien avec le philosophe et historien Marcel Gauchet, rédacteur en chef de la revue Le débat.

La revue est distribuée par de nombreux libraires et disponible à la librairie Gallimard, 15 Boulevard Raspail, Paris 7ème.

Voici le sommaire de la revue:

 

  • France, Europe : l’expectative

Une année de sarkozysme, Marcel Gauchet et Michel Winock : un échange

Denis Lacorne, Le « rêve américain » du président Sarkozy

Ernst Hillebrand, L’incontournable réorientation de la gauche européenne

Bruno Le Maire, L’Europe face à l’anarchie

 

  • Dans la tourmente financière

Jean-Luc Gréau, L’irresponsabilité des marchés

Pierre Charrin, Où va la crise ?

Paul Jorion, L’après-capitalisme s’invente aujourd’hui

 

  • Les États-Unis dans l’attente

Michael Lind, Le mythe du déclin américain

Éloi Laurent, Vers un nouveau protectionnisme américain ?

Amandine Barb, La religion et les Pères fondateurs des États-Unis

 

  • Sur l’école

Mara Goyet, D’une détérioration générale : voilà, c’est dit

Robert Chièze, L’image, le langage et l’école. Sur les effets de la télévision

Benjamin Loveluck: Internet, vers la démocratie radicale ?

 

  • Réalités de l’immigration

Yannick Blanc, Le marché mondial de la migration (entretien)

Malika Sorel, Penser l’intégration (entretien)

22:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, intégration, marcel gauchet | |

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