15 octobre 2009

De la crédibilité de la parole en politique…

Voici un extrait du discours du Président de la République sur la réforme du lycée : « La création du lycée, c’est le geste fondateur de notre éducation nationale, c’est un geste qui signifiait très concrètement la fin des privilèges de la naissance. Cela voulait dire que désormais en France, c’est de l’école que sortiront les élites, et pas de la naissance. Cela voulait dire désormais que ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être bien né pour réussir, c’est travailler dur et avoir fait la preuve par ses études, par son travail, de sa valeur. Principe de justice mais en même temps, principe d’efficacité car quel meilleur critère que celui du savoir et de la compétence pour désigner ceux qui doivent exercer des responsabilités. »

Voici à présent plusieurs extraits du discours que le Président de la République avait prononcé à l’École Polytechnique en décembre 2008. Ce discours avait pour objectif d’imposer, aux acteurs économiques ainsi qu’à ceux de la formation, de mettre en œuvre la discrimination positive. Il y tressait des lauriers à l’Institut Montaigne et Sciences Po Paris, qui sont les lames les plus acérées, en France, contre l’égalité républicaine :

« Ces dernières années, beaucoup d’initiatives ont été prises pour changer la donne.
Je pense à Sciences Po, qui a instauré une voie d’accès réservée à des lycéens méritants de l’éducation prioritaire. Je pense à l’institut Montaigne, qui a mobilisé plus de 2000 entreprises autour des engagements de sa charte de la diversité. […]

Il faut aller au-delà, inciter les entreprises à introduire la diversité au cœur de leur gestion des ressources humaines. À partir d’une certaine taille, elles devront obligatoirement faire état dans leur bilan social des actions qu’elles conduisent sur ce sujet. Un “label diversité” va être créé pour valoriser les meilleures pratiques. Il sera attribué aux entreprises, mais aussi aux administrations ou collectivités locales, engagées dans une démarche active de promotion de la diversité. Les premiers labels seront attribués dès janvier. Je demande également que l’on examine comment l’exécution des grands marchés publics de l’État pourrait être conditionnée à la mise en œuvre par les entreprises d’actions favorables à la diversité. Il faut utiliser tous les moyens pour inciter les acteurs à faire de ce sujet une priorité. […]

Pour mener à bien ces réformes, la France doit se doter d’outils statistiques permettant de mesurer sa diversité, pour identifier précisément ses retards et mesurer ses progrès. […]

Je veux une mobilisation de tout l’appareil de l’État, de toutes les administrations et de tous les ministères. Je veux que l’État soit exemplaire. Exemplaire dans la mise en œuvre des politiques en faveur de l’égalité des chances, exemplaire dans la lutte contre les discriminations, exemplaire dans la promotion de la diversité, exemplaire en matière de transparence sur les résultats. Mais il n’y a pas que l’État qui doit être exemplaire. Il y a aussi les collectivités locales. Il y a aussi les partis politiques. Il y a aussi les entreprises.»

Je cite Nicolas Sarkozy, car c’est lui qui détient aujourd’hui entre ses mains le pouvoir d’influer sur le destin de la France ; mais bien d’autres personnalités politiques de premier plan multiplient, tout comme lui, incohérences et contradictions, ce qui décrédibilise considérablement la parole politique.

Le soutien du Président de la République à la nomination de son fils, âgé de 23 ans et sans aucun diplôme ni véritable expérience professionnelle, va à l’encontre du principe d’Égalité républicaine, « principe de justice mais en même temps, principe d’efficacité car quel meilleur critère que celui du savoir et de la compétence pour désigner ceux qui doivent exercer des responsabilités », dixit le Président lui-même. Ce soutien fait apparaître au grand jour que Nicolas Sarkozy semble ignorer des pans essentiels de l’histoire de France, parmi lesquels figure l’attachement du peuple français à l’abolition des privilèges liés à la naissance ; abolition conquise dans la fureur de la Révolution française, et cela a une grande importance ! Dans Le puzzle de l’intégration, j’assimile les passe-droits accordés à des personnes issues de l’immigration (promotion de la diversité) à des privilèges liés à la naissance, puisque c’est bien en raison de la naissance dans une communauté précise que ces privilèges sont accordés. Aujourd’hui, la nomination de Jean Sarkozy attire, à juste titre, les foudres de l’opinion publique. J’espère qu’un jour prochain cette même foudre finira par s’abattre sur la discrimination positive ou “promotion de la diversité”, et plus généralement sur l’ensemble des attaques menées contre notre modèle de société.

De par ses prises de positions, Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse de venir par ailleurs affaiblir la laïcité. Avec son discours au palais de Latran, le 20 décembre 2007 dans lequel il plaçait la parole du prêtre (demain celle de l’imam ?) au-dessus de celle de l’instituteur, il a participé à affaiblir encore davantage la place de l’école dans notre société.

En approuvant le discours de Barack Obama sur le voile, il a donné des forces, mais aussi de nouvelles armes, à tous ceux qui, dans notre pays, s’emploient à faire reculer la laïcité pour permettre aux religions d’y accroître leur emprise. Et c‘est là que nous retrouvons, marchant main dans la main, les fondamentalistes catholiques et musulmans… Il y a opposition entre le Nicolas Sarkozy qui donne, comme Barack Obama, sa bénédiction au voile dans les sociétés occidentales, et celui qui vient ensuite y dénoncer la burqa… Je n’en suis pas, pour ma part, à mesurer en deçà de combien de centimètres de voile la dépossession de la femme de son propre corps serait jugée acceptable dans la société française du XXIème siècle !

Le fonctionnement de Nicolas Sarkozy recèle une très grande part de mystère. C’est comme s’il faisait appel alternativement à des parties de cerveau différentes et totalement déconnectées l’une de l’autre, ce qui lui permettrait d’affirmer, avec la même force et le même degré de sincérité, des convictions antagonistes.

Nous sommes, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, dans un temps historique. Le Président de la République, avec tous les pouvoirs dont il dispose, peut soit secourir la France et lui donner un élan nouveau, soit lui faire franchir le dernier pas qui la sépare désormais du ravin ; le pas fatal. Formons le vœu qu’il en prenne conscience très rapidement !

04 octobre 2009

Insulte reçue de personnes d'origine étrangère : "traître à ta race !"

Plusieurs des messages que j’ai reçus de la part de personnes d’origine étrangère contiennent l’invective « traître à ta race », montrant que la racialisation du débat n’est pas vraiment toujours celle à laquelle pensent certaines « élites »…

Voici un courriel que j’ai reçu et que je souhaiterais partager avec vous. Son auteur ne l’ayant pas publié en commentaire, je respecterai, cela va de soi, son anonymat. Tout y est, il n’y a rien à ajouter. Tous les arguments utilisés viennent illustrer la force de mon analyse. Le travail sera immense, car ces voix-là sont largement soutenues et relayées par les « élites ». On leur déroule le tapis rouge partout. On met à leur disposition des salles de conférences à l’Assemblée nationale, au Sénat, au Medef… Tous les ténors de la politique et du monde économique se bousculent pour venir inaugurer les conférences qu’ils organisent… C’est un bien dur spectacle pour mon cœur que d’observer ceux qui, avec l’argent des contribuables, participent à la mort du modèle français.

À la dernière conférence à laquelle j’ai assisté sur ces questions, Laurence Parisot était annoncée pour l’inauguration. Retenue à Bercy, c’est à une femme défenseur très engagée de la discrimination positive et de la diversité (par opposition au peuple indivisible), qu’elle a confié le soin de la représenter et de porter sa parole… Le Medef est très impliqué dans l’instauration de la discrimination positive dans notre pays. Il est aux avant-postes. C’est en effet une aubaine pour le patronat que d’avoir ainsi l’occasion de faire peu à peu disparaître la question des salariés. Il suffit au Medef de substituer à cette question celle de l’insertion économique des personnes issues de l’immigration : on en saupoudre quelques-unes par-ci par-là, et le tour est joué. La question des salariés pauvres ? Mais il n’y a plus de pauvres ! Disparus, remplacés par la préoccupation de « représentation de la diversité », et tout le monde est super-content et se tape sur le ventre : à commencer par les politiques !!!

 

« Chere Madame,

c’est dans l’emission ’Repliques" sur France Culture que je viens de decouvrir vos positions sur les questions de l’integration. C’est un sujet qui m’interesse et sur lequel j’ai pu m’exprimer dans Le Monde a plusieurs reprises. Avec tout mon respect, je dois vous avouer, qu’apres vous avoir ecoutee, je suis ahurri par tant de haine de soi, melee de reflexions dignes du cafe du commerce. On croit rever! Par quel piston vous etes-vous fait publier?

Votre amour immodere pour le modele republicain vous aveugle. Dire par exemple que la majorite des jeunes filles des cites sont obligees de porter le foulard est d’une inanite incroyable et insultante. On aura compris que vous avez renie la religion de vos parents, mais quand meme! Vous n’etes pas la seule a connaitre "la banlieue". Vous confondez essentialisme et analyse. Par exemple, la religion pour les jeunes est moins une pratique qu’une culture de substitution. Ces Francais d’origine maghrebine, qui se replient sur l’islam, disent en verite: "Vous m’avez rejete, a mon tour de vos rejeter". S’il existe des filles qui portent le foulard par crainte, ou pour s’assurer la paix dans l’espace public, la majorite sont des croyantes qui n’ont besoin ni de la parole de leur pere ou d’un imam. Mais bon, ce n’est pas la le plus grave dans vos propos.

A vous entendre, le modele republicain n’a plus ete applique depuis une trentaine d’annees, or ce modele a echoue purement et simplement. Vous etes en retard d’une bataille. La permanence et la profondeur des discriminations vous echappent totalement. Le fait, avere, qu’il y ait une forte delinquance dans les banlieues, ne dissipe pas la realite du racisme, et aussi (meme si vous n’en comprenez pas le principe) la situation post-coloniale en France aujourd’hui. Il n’y a pas d’identification possible chez les enfants de l’immigration parce que l’identite demeure indeterminee. Regardez la representation de la soit-disant diversite a l’Assemblee nationale, dans les medias, dans les emplois de direction: ou est-elles? Pourquoi un tel retard apres tant de generations? Quelles sont vos reponses, a part votre veneration republicaine et laique?

Entre nous, pensez-vous vraiment qu’avec votre fort accent d’algerienne francophone vous auriez eu une quelconque chance de promotion si vous ne portiez pas un nom a consonance gauloise? Ce sont les gens comme vous et autres Fadela Amara qui font tourner en rond les debats. La classe politique francaise, blanche et chretienne, a besoin de ses nouveaux bachargas et harkis pour perenniser le status quo. C’est effarant que la loi de mars 2005, qui souligne les bienfaits de la colonisation, ne vous ait meme pas interpellee sur son absurdite tant historique que morale. Vous l’aurez compris je suis en colere par tant de gachis et de mauvaise foi. Je tenais finalement a vous indiquer que vous ne trompez que ceux qui sont deja convaincus qu’il existerait les bons Francais et les autres. Pour ceux qui ont deux sous de sens commun, ils savent d’ou vous parlez et a qui vous servez.
»

01 avril 2009

Un signe...

Je suis là, bien là. Comme vous, je suis l’actualité et je m’interroge :

Qu’appelle-t-on « moderniser la France » lorsque nombre d’actions politiques menées aboutiront, sans l’ombre d’un doute, à la ramener au Moyen-Âge ?

Quelle différence essentielle existe-t-il entre le Moyen-Âge et l’ère moderne ? Nous pourrions discourir pendant des heures de cette question mais, à mes yeux, la différence majeure réside dans la Liberté. Les êtres sont libres dans les sociétés modernes. Les êtres sont esclaves ou soumis à la loi du groupe dans les sociétés moyenâgeuses. Cette liberté signifie, pour les individus, la maîtrise du choix de leur destin. C’est la liberté de pensée et de jugement qui permet de repousser sans cesse les portes de l’imaginaire et du possible. C’est cette liberté qui est le sein nourricier de l’innovation. Il n’y a pas vraiment de mystère au sous-développement des sociétés qui se trouvent encore à l’ère moyenâgeuse, car le sous-développement y est la conséquence de la limitation des champs du possible pour la créativité des hommes.

La régression de la France vers le Moyen-Âge, voilà pourtant ce qui est désormais en marche. Comme vous, j’assiste donc au film d’horreur auquel les Français sont, bien malgré eux, conviés. Les scènes de ce film, dont on se passerait bien, se succèdent sous nos yeux :

* La laïcité que Nicolas Sarkozy souhaite assassiner, en la remplaçant par une laïcité qui n’a de « positive » que le nom ; adjectif utilisé pour endormir les Français, pour ne pas dire les duper. Peut-être Nicolas Sarkozy n’en a-t-il même pas conscience ? Mais peut-on se résigner à accepter que celui qui a la responsabilité de guider le peuple vers un monde meilleur, lui prépare finalement l’obscurantisme ? Non, il faut tenter de lui faire entendre raison et espérer encore et toujours que la grâce de la sagesse du respect du noyau identitaire français finisse par le toucher.

Notre laïcité que Madame Alliot-Marie piétine en appelant les représentants des religions musulmanes et juives à calmer ceux qui partagent leur même croyance religieuse, au moment où explose le conflit israélo-arabe. C’est elle, représentante de l’État français, qui demande aux religieux de se mêler d’affaires qui sont du ressort de l’État. Un État qui démissionne de lui-même de ses responsabilités ? Qu’est-ce qu’un Ministre de la République qui envoie le signal que certains Français ne seraient plus accessibles à la parole de l’État français, mais le seraient à la parole de religieux qu’il érige, chemin faisant, en détenteurs d’un pouvoir politique ? Triste retour à des périodes sombres de l’histoire en perspective. Il suffirait pourtant que nos politiques observent ce qui se produit, aujourd’hui même et donc sous leurs yeux, dans tous les pays où le pouvoir religieux exerce un pouvoir politique. Tant d’irresponsabilité et de mise en danger de la société française est inacceptable !

* L'indivisibilité du peuple de France que l’on souhaite remplacer, de force, par un comptage ethnique auquel s'attelle Yazig Sabeg, nommé par Nicolas Sarkozy, aidé en cela par le parti socialiste qui a déposé une proposition de loi en ce sens — proposition défendue par Georges-Pau Langevin. Évoquons ici aussi la liberté. Peut-on encore parler de liberté lorsque l’on enchaîne définitivement les êtres, de par leur naissance, à des groupes ethniques ou raciaux ? C’est ici que les tenants du droit du sang exclusif et les communautaristes se rejoignent. Pour ces deux groupes, l’identité n’est pas dynamique, mais figée à la naissance. Elle est le seul fait de la biologie ! Le débat récurrent entre l’inné et l’acquis…

L’idée qu’à la seule lecture de mon prénom on puisse me coller dans une case « minorité » ou « diversité » m’est proprement insupportable, car cela représente la négation de ma liberté de choix d’identité. Tant de souffrances pour en arriver à ce que les représentants de l’État français bafouent la LIBERTÉ ! Tout cela ne ressemble pas à la France, et n’est pas la France.

Que cache, par ailleurs, cette volonté de faire disparaître l’indivisibilité du peuple de France ? Elle cache une farouche volonté de tuer le mérite républicain afin que naisse, officiellement, la discrimination positive !

* Cette discrimination positive, dont la naissance est cachée aux Français, mais qui est de plus en plus appliquée en France, et donc aux Français. L’image qui me vient à l’esprit est celle d’un hold-up à visage masqué. La République prise en otage ? Mais par qui ? Par l’État français, oui, par l’État français !
De plus en plus d’entreprises sont invitées à prendre en compte l’origine ethnique ou raciale dans leur recrutement ou leurs promotions, de même les radios et télévisions. Sommées par qui ? Par l’État français !
L’enseignement supérieur est lui aussi sommé de mettre en œuvre des voies d’accès parallèles qui ne s’appuient pas sur le seul mérite. Par qui ? Par l’État français (ici Valérie Pécresse).

* Autre scène de ce film cauchemardesque : les concours de la fonction publique voient disparaître l’exigence minimale de connaissance de culture française. Des fonctionnaires censés représentés l’État français, donc la France, qui ne maîtriseraient pas un minimum de culture française ? Qui est l’auteur d’une telle ignominie ? Encore une fois, l’État français.
Ne vous trompez pas : la culture générale n’est pas un luxe, car elle est, pour les enfants issus de l‘immigration, la seule voie d’acquisition de la culture française, et donc des principes et valeurs sans lesquels ils ne pourront jamais devenir Français. Comme pour l'imposture de l'ascenseur social, on dupe ici les familles de l'immigration en leur laissant penser que la communauté française reconnaîtrait comme français ceux qui ne possèdent pas la culture française.

J’ai lu, parfois, que j'ignorerais des pans entiers de l'histoire de France, car je la réduirais par trop à 1789. Posez-vous la question : la France de 1789 aurait-elle pu voir le jour si tout ce qui avait précédé n'avait pas existé ? Et dans ce « tout » je place, bien entendu, tout l'héritage des Français, sans aucune exception des pages de son histoire.

Je n'écris plus beaucoup, en ce moment, mais jamais la France n'a autant occupé mes jours et mes nuits. J'ai la chance d'être animée par une passion qui me dépasse. Ne me demandez pas pourquoi j'aime autant la France, car l'amour ni se s'explique, ni ne se résume. Je ne me bats contre personne, mais je me bats, aux côtés d’autres Français, dans l’unique but que soit un jour à nouveau reconnu, aux Français, le droit d'être Français et d’être fiers de l’héritage français. Cela passera nécessairement par le fait que l’État français comprenne que la seule mission que lui délègue le peuple français est celle de servir la République, et non de tenter de la lyncher. Le sujet est suffisamment grave pour que tous les enfants de France s’engagent, au quotidien, à œuvrer à ramener l’État français à la raison d’État.

05 janvier 2009

Les pépites de l’émission de BFM

Retour sur l’émission de BFM du 22 décembre ; en voici quelques pépites.


1) Au sujet des Français qui discrimineraient

Patrick Simon, socio-démographe à l’INED : « Quand on parle des concours par exemple, on a fait un travail d’enquête autour des concours à la haute fonction publique, un concours anonyme complètement, avec un jury qui vient ensuite compléter l’épreuve écrite. Eh bien la bonne nouvelle, c’est qu’au moment du concours, au moment du jury à l’oral et quand on reçoit les candidats, y’a pas vraiment de différence qui se fait en fonction de l’origine, ça c’est une bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle c’est qu’à l’écrit, à l’écrit, les personnes d’origine immigrée réussissent moins bien que les autres alors même qu’elles ont les diplômes, alors même qu’elles ont les formations de qualité et qu’elles réussissent très très bien les épreuves techniques. Là où elles se font avoir c’est sur la culture générale. »

Nous avons ici la démonstration que « l’élite » sait parfaitement que les Français ne sont pas racistes, et que la cause de l’échec des personnes issues de l’immigration est imputable à d’autres raisons que des discriminations dont les Français de souche se rendraient coupables. Patrick Simon de l’INED le précise bien, lorsque des personnes d’origine étrangère échouent aux concours de la fonction publique, c’est en raison de leurs lacunes en culture générale. Ne trouvez-vous pas inadmissible que le gouvernement ait fait sauter le pré-requis de la culture générale aux concours de la fonction publique, alors qu’un fonctionnaire français est censé représenter, aux yeux du public, l’État français ?


2) Les arrière-pensées du Président de la République

Édouard Pellet, délégué à la diversité de France Télévisions : « lorsque le Président de la République a lancé la mission Veil, le 8 janvier, son arrière-pensée c’était bien de commencer par la diversité ethnoculturelle pour développer toutes les autres. »

Cette arrière-pensée du Président de la République, Luc Ferry l’avait également évoquée dans le journal du matin de France Culture, le 21 novembre dernier :

« Quand je vois, nous, avec Olivier Duhamel, dans la commission présidée par Balladur de la réforme des institutions, nous avions refusé de nous occuper du préambule de la Constitution parce que nous savions en fait que derrière cette mission, il y avait la volonté d’introduire de la diversité, c’est à dire de la discrimination positive dans le préambule de la Constitution et nous ne voulions pas le faire, en tout cas majoritairement dans la commission. Nous ne voulions pas le faire et c’est pourquoi le Président de la République a nommé Madame Simone Veil pour justement tenter d’introduire cette fichue discrimination positive dans le droit français et je pense que c’est honnêtement une catastrophe ! »


3) La dissonance identitaire responsable de l’échec de l’intégration

À ceux qui doutent encore du fait que le malaise de nombreuses personnes issues des dernières vagues d’immigration trouve sa principale source dans leur propre trouble identitaire (j’utilise dans mon ouvrage le concept de dissonance identitaire) :

Édouard Pellet : « Cette action positive, il eût fallu qu’ici, en France, on la prenne en compte. On ne la prend pas en compte. Pourquoi ? Parce qu’on préfère rester dans la logique de l’hypocrisie. Je m’explique : on peut être fier d’être d’origine auvergnate, mais pas d’être d’origine algérienne comme moi en étant très bleu-blanc-rouge, très français. Y’a quand même un truc qui ne tourne pas rond. Il ne faut pas toucher, paraît-il, il y a toute une logomachie, une logorrhée qui s’est instituée autour du système : ne touchons pas au sacré principe de l’égalité. » […]

« Pour les jeunes maintenant, c’est ce déracinement-là. Ils ne sont plus, j’allais dire, ils n’ont plus ce bout de racine parce qu’on essaie de les maintenir systématiquement dans la logique française laïque et principielle alors qu’en réalité les choses se situent ailleurs… Moi quand j’avais onze ans, au lycée Condorcet, le jeudi après-midi, pour que le lien soit maintenu avec ma culture d’origine, était assuré par un pion qui me parlait de l’histoire de l’Algérie, de l’Afrique du nord et qui me parlait en Arabe. Le jeudi après-midi, il devait ça à l’État ce pion-là… L’Éducation nationale est carente dans ce domaine-là. Depuis quelques années elle est carente… »


4) La menace qui pèse sur l’héritage français

Édouard Pellet : « On a le droit, on a le devoir, comme untel peut être d’origine auvergnate, pourquoi me nier mon origine algérienne ? Dès qu’on touche à ça ou à l’Afrique parce qu’il y a le problème de la couleur de peau, le référentiel couleur de peau n’existe pas dans la tradition française, on est indigène ou autochtone, grosso modo. Chez les Anglo-Saxons c’est plus simple, comme la religion d’ailleurs, c’est un référentiel qui existe chez les Anglais, chez nous pas. Donc on a le droit de se revendiquer d’une origine d’ailleurs sans être stigmatisé, sans s’estimer réduit et ça permettrait, à ce moment là, d’avancer par la voie de l’action positive pour que ce pays redevienne ce fléau [sic] de l’égalité qu’il n’est plus tout à fait. »

« Il y a un racialisme dans le fond culturel latent qui est hérité de la fin du XIXème siècle, qu’on le veuille ou pas, hein ? Hérité de Victor Hugo, et ce racialisme fait que dans l’inconscient collectif on considère l’autre dans sa différence ethno-raciale ou ethnoculturelle n’est pas à niveau avec nous. On n’en est pas sorti de cette logique, alors pour lutter contre ces mentalités, pour essayer de rétablir l’égalité pour tout le monde il faut des actions volontaires. »


5) Le refus de respecter les principes qui font Français, entre autres ceux de l’égalité républicaine et de la laïcité, est clairement assumé

Édouard Pellet : « À France Télévisions, on a infléchi les principes précisément sans le dire, et c’est une politique qui a été cooptée par, imaginez chez nous, au sein du groupe France Télévisions la vigilance des syndicats, surtout et notamment sur ce principe de l’égalité et le principe de laïcité et toutes ces politiques volontaires, elles vont se traduire dans la loi puisque dans la loi sur l’audiovisuel nous avons introduit un certain nombre d’amendements dont deux d’entre eux qui introduisent la notion d’ethnoculturel et vont pouvoir permettre, comment dire de légitimer cette démarche qu’on avait engagée. »

À titre d’éclairage, voici un extrait de l’article premier de la loi sur la communication audiovisuelle et du nouveau service public de la télévision à laquelle Édouard Pellet fait référence, loi qui vient d’être votée par les Députés « à l’insu de leur plein gré » et qui arrive sur les bancs du Sénat le 7 janvier :

« France Télévisions reflète dans sa programmation la diversité, notamment ethnoculturelle, de la société française et veille à engager une action adaptée pour améliorer la présence de cette diversité dans les programmes. »


6) Perpétuité de la discrimination positive

Édouard Pellet : « Moi, en tant que citoyen, je suis favorable à ce qu’il y ait un moratoire. Il faut qu’il y ait un débat public : ne doit-on pas mettre un moratoire sur l’article 1 de notre Constitution, pendant combien de temps ? Quatre ans, cinq ans, vingt ans, une génération ? J’en sais rien ! C’est ce débat public qui devrait permettre de faire avancer la France dans une voie qui correspondrait plus à sa vocation de carrefour des cultures et des hommes. »


Conclusion : « Faire avancer la France » ? Beaucoup de ce qui est entrepris aujourd’hui fera terriblement régresser la France. Rendez-vous compte, à l’heure où la France devrait concentrer toute son énergie et celle de son peuple à innover pour se frayer un véritable chemin dans la mondialisation, le temps, les deniers publics et l’énergie qui sont dépensés à tuer le mérite républicain, jusqu’à aller supprimer certaines épreuves de vérification des connaissances dans le recrutement des enseignants qui formeront les générations futures. Tout cela fera régresser la France jusqu’à en faire un pays sous-développé et croyez-moi, je sais de quoi je parle !

Si les dernières vagues d’immigration, otages de leur dissonance identitaire, n’avaient pas trouvé de merveilleux collaborateurs au sein des équipes dirigeantes en place, la France ne se trouverait pas dans une situation aussi périlleuse.

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20 décembre 2008

Suite à vos messages...

Bonjour à tous,

Je vous dois plusieurs réponses. Pardonnez-moi si je ne réponds pas toujours à chacun de vos messages.

Je souhaite, tout d’abord, répondre à Sailorman au sujet de Mara Goyet. Je ne connais pas du tout le point de vue de Mara Goyet sur mon analyse et mes recommandations. Mais je sais, et cela doit nous inciter à y puiser de la force et du courage, que mes convictions sont partagées par un nombre non négligeable d’élus de gauche comme de droite. Le souci de la défense de l’intérêt général est heureusement – car c’est bien la moindre des choses – présent sur tout notre échiquier politique.

Au sujet de l’homme politique que je souhaiterais rejoindre : je l’ai à nouveau rencontré il y a seulement trois jours mais, concentrée sur le débat d’idées, je n’ai à aucun moment pensé lui demander si je pouvais me permettre de m’associer publiquement à lui. Promis, je tenterai d’y penser la prochaine fois.

Cher Bernard, si j’ai exprimé un certain pessimisme, c’est que je sais que le critère « social » ou « boursier » a été introduit avec pour seul objectif de contourner les sages recommandations de Madame Simone Veil, et que la volonté de faire subir aux Français la discrimination positive est malheureusement restée intacte malgré les dénégations publiques. Jugurta l’a très bien compris et nous l’explique dans son dernier commentaire. D’ailleurs, Yazid Sabeg ne s’en est pas caché et a clamé haut et fort : « le Président n’a fermé aucune porte ». Comment expliquer cet entêtement, cette attaque inconsidée contre les fondations de la maison France alors que Madame Veil, une si sage et si grande figure, a parlé ? Je ne me l’explique pas, et je ne parviens même pas à le comprendre, car il est dans la mission constitutionnelle du Président de la République de veiller au respect de la Constitution. Mais une chose est sûre, l’appât des privilèges empêche beaucoup de notables de résister au Président de la République, même lorsque c’est du maintien en vie de la France dont il s’agit. Dans l’entourage du Président se trouvent un certain nombre de personnes qui sont totalement opposées à son entreprise sur ce sujet de la diversité, et pourtant, on ne les entend jamais. Je crois que les Français ne doivent désormais plus compter que sur eux-mêmes pour faire triompher la raison. Je veux vous dire à nouveau que je reçois de nombreux signaux positifs, y compris de la gauche. C’est donc un immense espoir, car cela signifie qu’il nous faut simplement faire prendre conscience aux Français attachés aux principes républicains, quelle que soit leur sensibilité politique, qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils ne sont pas des marginaux, mais qu'ils sont bien au contraire largement majoritaires. Si nous parvenons à faire sauter les verrous psychologiques, alors plus aucun homme ou femme politique n’osera attenter à l’identité française, pour longtemps. N’oublions pas : « La puissance jaillit entre les hommes lorsqu’ils agissent ensemble. »

15:43 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, sabeg, discrimination positive | |

17 décembre 2008

Commission Veil sur le préambule de la Constitution

Mes chers lecteurs,

Maintenant que les conclusions de la commission Veil ont été rendues publiques, je souhaitais vous informer que j’ai été auditionnée par cette commission présidée par Madame Simone Veil. Mon audition s’est remarquablement bien passée. J’ai senti en face de moi des personnalités qui portaient en elles le seul vrai amour qui compte pour notre pays ; l’amour désintéressé. Je ne saurais vous transcrire la beauté du regard de Madame Veil ; cette beauté que seule peut conférer la grandeur d’âme.

Je n’ai pas encore lu le rapport qui devait, comme à toutes les personnes qui ont été auditionnées, m’être adressé par l’Élysée dès aujourd’hui. Dès que je l’aurai en mains, je vous en parlerai. Je n’ai en effet, pour l’instant, accès qu’à des bribes publiées par la presse.

Comme vous l’aurez déduit de vous-même, le Président de la République a décidé d’aller à l’encontre des recommandations de la commission Veil dont il connaissait le contenu avant qu'il ne soit rendu public. Il a poussé l’affront jusqu’à organiser une conférence en ce sens dans la foulée de la remise du rapport par Madame Veil; de toute évidence, pour que la presse relaie en boucle ses décisions et néglige le rapport Veil. La stratégie a remarquablement bien fonctionné. Souvenez-vous, en comparaison, du battage médiatique dont avait bénéficié le rapport de Jacques Attali !

Bien entendu, les termes « critère social », «  boursier », ne sont là que pour masquer la discrimination positive, car c’est bien de cela qu’il s’agit ; la nomination de Monsieur Yazid Sabeg, apôtre de ce poison que dénonce Barack Obama, en est une démonstration supplémentaire s’il en fallait encore.

Ce soir, je veux partager avec vous ma détresse. Je ne veux pas vous cacher que j’ai pleuré en réalisant que les Français étaient orphelins, et qu’ils devaient d’urgence se trouver un père protecteur ou une mère protectrice, ou à défaut se serrer très fort les uns contre les autres en vue de former une véritable digue qui protègera la France !

Hannah Arendt : « La puissance jaillit entre les hommes lorsqu’ils agissent ensemble. »

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09 décembre 2008

Génération France Communautariste.fr

La tentative de récupération de l’élection de Barack Obama a atteint des sommets de manipulation des masses. Rappelons ici, pour mémoire, que M. Obama est lui-même opposé à la discrimination positive, et qu’il impute à cette politique raciale la responsabilité de l’impasse dans laquelle se trouve son pays (voir son discours de Philadelphie). Les communautaristes français de tous bords font mine de n’en rien savoir, et ramènent sans cesse M. Obama à sa couleur de peau. Nos « élites » politiques ne réalisent même pas que c’est lui faire gravement offense que de nier qu’il doit son ascension à son seul mérite et à ses seules capacités personnelles.

Craignant de rater un train, le Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, s’est empressé de signer l’« Appel à l’Égalité » de Yazid Sabeg. Or, derrière cet appel fallacieux se cache la discrimination positive, qui introduit dans le droit français des privilèges attachés à la naissance. Ce même Jean-François Copé, décidément affolé à l’idée de risquer de manquer une occasion, organise le 11 décembre prochain une soirée à laquelle il a convié des personnalités qui fustigent très régulièrement la France et les Français, coupables à leurs yeux de tous les malheurs des personnes d’origine étrangère. Entre autres invités : Yazid Sabeg, à l’origine de la Charte de la diversité, et dont l’Appel à l’Égalité a été soutenu en première page du JDD par Carla Bruni-Sarkozy ; Patrick Lozès, président du CRAN ; Yamina Benguigui, conseillère PS de Paris ; Marc Ladreit de Lacharrière, président de Culture et Diversité. Après tout, Le Président français n’a-t-il pas montré l’exemple en conviant le CRAN à l’Élysée ?

Le Parti Socialiste n’est pas en reste, ayant choisi pour chef Martine Aubry qui brille par la façon dont elle défend les principes républicains. Jugez-en par vous-mêmes : après avoir instauré à Lille en 2003 sa fameuse réservation des piscines aux femmes dans certaines plages horaires, elle appelle le Parti Socialiste à « faire entrer la richesse de la France dans les instances de représentation en commençant par notre propre parti, au sein de service public en commençant par les collectivités territoriales à direction socialiste qui ont un devoir d’exemplarité », traduisez : il faut tenir compte de l’origine ethnique et raciale dans la composition des équipes. Elle souhaite également que tous les militants socialistes travaillent à « faire connaître les discriminations, en portant auprès de la HALDE – dont les moyens doivent être renforcés – systématiquement les situations dont nous avons connaissance » ainsi que d’« accompagner les victimes et les aider à se porter partie civile, par exemple grâce à la mise en place de médiateurs dans nos collectivités locales ». Martine Aubry conseille en outre de « généraliser la pratique du testing en matière d’accès à l’emploi, au logement ou aux loisirs… » et de « créer des conseils des résidents étrangers partout dans l’attente du droit de vote des étrangers. » Le clou, c’est qu’elle conclut ainsi son appel : « Liberté, égalité, fraternité : mieux qu’une devise au fronton de nos bâtiments publics, faisons de nos valeurs républicaines des points cardinaux dans notre cœur. »

Si par ces pratiques divisant la France entre bourreaux potentiels (les Français de souche) et leurs victimes évidentes (les personnes issues de l’immigration maghrébine et africaine), notre classe politique pense œuvrer à maintenir la paix civile sur notre territoire, eh bien elle se trompe LOURDEMENT !

Comment les Français pourraient-ils y voir clair, quand tant d’hommes et de femmes politiques qui combattent leurs principes et leurs valeurs se drapent du voile républicain ? La première des urgences est de réhabiliter l’explication de texte, pour que les Français disposent de véritables outils de décryptage des perspectives qui leur sont proposées par les uns et par les autres ; que les masques tombent enfin !

15:48 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : copé, aubry, sarkozy, discrimination positive, diversité | |

24 novembre 2008

Luc Ferry : « la discrimination positive est une catastrophe !»

Le philosophe Luc Ferry, ancien ministre de l’Éducation nationale, membre de la commission Balladur sur la réforme des institutions, était l’invité du journal du matin de France Culture le 21 novembre dernier.

Il a tenu des propos très forts et des plus encourageants pour tous ceux qui continuent, malgré le parti pris des médias, de défendre la nécessité de mettre en échec les politiques qui travaillent à communautariser encore davantage la société française :

« Je crains quelque chose de pire. Le vrai risque aujourd’hui, c’est ce que j’appellerais la constitutionnalisation des communautarismes, de la fragmentation sociale. Je pense que la discrimination positive, l’effet Obama, va relancer cette affaire de discrimination positive. Là, il y a un vrai danger, parce que constitutionnaliser les communautés, ce qu’on appelle la “diversité” entre guillemets on reste dans le flou, on va en effet abandonner la tradition républicaine à laquelle je suis très attaché. Non pas parce qu’elle est française. Je m’en fous qu’elle soit française. Ce n’est pas le problème. S’il y avait une tradition française qui n’est pas bonne, bien il faudrait la changer. On avait la tradition française de ne pas donner le droit de vote aux femmes, on l’a changée. Bon, ce n’est pas parce que je suis Français que je suis attaché à l’idée républicaine. C’est parce que le principe républicain est à mon avis le seul qui permet véritablement l’intégration réussie et qui évite en effet la fragmentation sociale.

Quand je vois, nous, avec Olivier Duhamel, dans la commission présidée par Balladur de la réforme des institutions, nous avions refusé de nous occuper du préambule de la Constitution parce que nous savions en fait que derrière cette mission, il y avait la volonté d’introduire de la diversité, c’est à dire de la discrimination positive dans le préambule de la Constitution et nous ne voulions pas le faire, en tout cas majoritairement dans la commission. Nous ne voulions pas le faire et c’est pourquoi le Président de la République a nommé Madame Simone Veil pour justement tenter d’introduire cette fichue discrimination positive dans le droit français et je pense que c’est honnêtement une catastrophe ! »

09 novembre 2008

Offensive sur la République française : ils sortent l’artillerie lourde !

Aujourd'hui a paru, dans le Journal du Dimanche, un tir d'obus sur les principes qui constituent le socle des valeurs fondamentales qui sculptent la société française. L'offensive est menée par Yazid Sabeg, un richissime homme d'affaires d'origine algérienne. Il est escorté par Carla Bruni-Sarkozy, qui figure en première page du journal.

Après une menace à peine voilée à la France, « Nous sentons partout la crispation identitaire, des sifflements de la Marseillaise aux rappels à l'ordre civiques qui restent vains et incompris », l'appel de Yazid Sabeg met notre pays en accusation : « Mais quelle conception de l’homme faut-il se faire pour accepter que l’élite économique, politique, sociale, y reste une chasse gardée ? », pour finalement sommer la République française d’abandonner l’égalité républicaine, pour lui substituer un système de privilèges à la naissance, selon l'origine ethnique ou raciale.

Voici les termes contenus dans la pétition, derrière lesquels se cache très habilement la discrimination positive :

  • égalité réelle

  • politiques résolument volontaristes pour l’équité et la diversité

  • actions positives

  • systématiser les politiques volontaristes de réussite éducative et la promotion des talents dans les quartiers populaires

  • inciter fortement les employeurs et le premier d’entre eux, l’État, à mettre en place des politiques de promotion de la diversité, fondées sur l’obligation de résultat [traduisez : mettre en place des quotas basés sur les statistiques ethniques et raciales]

  • soumettre les partis politiques à un pacte national de la diversité et organiser un Grenelle de l’égalité réelle et de la diversité

Devant cette offensive d’ampleur inégalée, dans laquelle l’épouse du Président de la République française utilise sa position pour soutenir une pétition qui dénigre ouvertement la France, une entreprise qui vise à diviser les Français et les trier selon leur origine ethnique et raciale – division porteuse du ferment d’affrontements ethniques et raciaux dans notre pays, j’en développe les raisons en long et en large dans Le puzzle de l’intégration ;

devant cette offensive dans laquelle le Président du groupe des Députés UMP, Jean-François Copé, apporte sa signature à une pétition dont le but est d’enterrer le pacte républicain qui lie tous les Français ;

à la veille de la réception par le Président de la République d’une association qui a basé tout son combat politique sur la nécessaire repentance de la France, j’ai nommé le Conseil Représentatif des Associations Noires ;

il devient urgent et de la plus haute importance que chaque citoyen français, dans le calme et avec une sérénité déterminée et de chaque instant, relève la tête avec fierté, et s’engage pour aider la France – le bien le plus précieux que nous avons la responsabilité de léguer pacifié à nos descendants – à faire barrage à toute tentative de déstabilisation ! Oui, chaque Français, car les communautaristes sont désormais très puissants. Ils ont investi toutes les sphères du pouvoir médiatique et politique. Les trois pages du JDD nous démontrent que nous n’avons pas affaire à des individus esseulés aux faibles moyens.

Nous réussirons, car nous n’avons pas d’autre choix. Nos élus ont pour mission première de veiller sur nos fondamentaux. Allez vers eux. Ils ont aussi besoin de notre soutien afin de résister aux pressions qui s’exercent sur eux.

06 novembre 2008

Doux aux oreilles et si chaud au coeur !

Tandis qu‘un déluge de sottises, d‘opportunisme et d‘ignorance s‘abattait sur la France ces dernières heures, j‘ai entendu quelques paroles porteuses d'espoir qui ont résonné si doux à mes oreilles et ont enveloppé mon coeur d‘une si réconfortante chaleur, que j‘aimerais les partager avec vous :

Commentaire politique de Christophe Barbier sur LCI : « Il faut surtout bien écouter, ce matin, le discours de Barack Obama : du 27 juillet 2004, quand il parle à la convention américaine qui investit John Kerry, jusqu‘au 4 novembre 2008, il dit la même chose : “Je ne suis pas un candidat noir. Je ne suis pas un candidat de l'Amérique noire. Je ne suis pas le remords de l'Amérique pour l'esclavage. Je suis Américain et c‘est plus qu‘être Blanc ou Noir !” C'est ce discours-là qu'il faut adapter à la réalité française. Il faut que la communauté noire, tout en étant extrêmement revendicative, tourne le dos à tout discours communautariste pour revenir vers un discours d‘intégration et d‘union nationale ; tourne le dos à tout discours de repentance pour aller vers un discours d‘espérance. C'est ça la leçon Obama ! »

Dominique de Villepin dans le journal de 13 heures de France 2 du 5 novembre : « Je ne crois pas que la discrimination positive soit la solution. Elle ne l‘est pas aux États-Unis, donc je ne crois pas qu'on puisse transposer des systèmes qui souvent n‘ont pas donné les résultats que l‘on espérait dans le pays même qui les a créés. »

00:51 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : villepin, barbier, discrimination positive, repentance | |

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