03 novembre 2009

Le débat sur l’identité nationale

Nous devons faire entièrement fi des motivations qui ont pu amener ce débat sur la table et, bien au contraire, saisir cette occasion unique qui nous est donnée pour aider la France à accoucher d’un plan d’action bien concret qui sauvera le peuple français du naufrage, donc de la disparition.

Mes propositions concrètes, vous les trouverez toutes dans mon livre. J’envisageais de les énumérer ici, lorsque j’ai reçu plusieurs messages de lecteurs en pleine lecture du Puzzle de l’intégration, qui n’ont pas apprécié que je publie dernièrement sur ce blog quelques paragraphes de mon livre alors qu’ils ne les avaient pas encore atteints dans leur lecture. Je comprends leur déconvenue, car il y a tout un enchaînement à respecter. Lorsqu’on lit Le puzzle de l’intégration pour la première fois, il est nécessaire de le lire dans l’ordre.

La suggestion de mes lecteurs Paris et Dominique de faire envoyer mon ouvrage, par le HCI, à tous les parlementaires pour les aider dans cette réflexion sur l’identité nationale, est très intéressante. Mais je ne vois pas vraiment comment le HCI pourrait se permettre de donner publiquement un signal qui privilégierait, de fait, ma parole sur celle des autres membres du Conseil.

Nous devons pourtant trouver le moyen de faire du lobbying pour la République, de la même manière que les communautaristes en font contre la République. J’aurais donc tendance à inciter tous ceux qui peuvent accéder à leur Député ou Sénateur, que ce soit sur un marché, à l’occasion d’une réunion publique, ou encore dans sa permanence, à lui remettre Le puzzle de l’intégration en main propre. Le contact direct est infiniment plus porteur qu’un envoi postal qui pourrait prendre la poussière sur une étagère.

Voici à présent une information de terrain très précieuse : lors d’une réunion dans une enceinte administrative où l’on demandait aux intervenants de privilégier, pour l’insertion professionnelle, des personnes d’origine étrangère, un de mes lecteurs a récemment fait appel à plusieurs de mes démonstrations pour démonter l’approche communautariste et refuser de s’y plier. L’assistance a été attentive à ses arguments, et jamais il ne s’est vu opposer ni réaction de rejet ni procès en racisme. Je tiens à préciser que le lecteur dont il s’agit est de souche européenne. Il a pu ainsi tester la robustesse de mes arguments et vérifier, à sa grande satisfaction, la réceptivité de l’auditoire. Vous voyez qu’il n’est pas nécessaire d’être d’origine étrangère pour pouvoir à présent exercer pleinement son esprit critique et sa liberté de jugement. C’est à la portée de tous les citoyens. Cela doit vous encourager à prendre la parole dans le débat sur l’identité lorsqu’il se tiendra dans votre ville. N’hésitez surtout pas à engager la discussion autour de vous et à fournir des arguments aux autres citoyens.

Gardez toujours en tête que ceux qui souhaitent la disparition de nos valeurs et principes arguent du fait que le modèle républicain d’intégration aurait échoué, et qu’il faudrait dès lors lui substituer d’autres modèles. Soyez donc extrêmement vigilants. Ne vous laissez surtout pas piéger en reprenant à votre tour cette attaque contre la République. NON, le modèle républicain n’a pas échoué, car il n’a tout simplement pas été appliqué ces trente dernières années par l’État français. L’État a en effet le plus souvent abdiqué sur la question des principes républicains et sur la nécessité de transmettre la culture française, faisant ainsi perdre de vastes territoires à la République. Il n’est qu’à observer la réalité des quartiers dans lesquels les principes de liberté, d’égalité et de laïcité ont disparu, pour réaliser que ce n’est pas la République qui a failli à sa mission, mais bien l’État.

À tous les citoyens que nous croisons sur notre chemin, nous devons à présent insuffler le devoir de s’engager pour faire en sorte que l’État français se place entièrement au service de la République, et rompe ainsi définitivement avec la remise en cause des valeurs et principes qui fondent l’identité nationale française.

20 novembre 2008

Pour faire avancer les choses...

Vous êtes nombreux à me demander, par courriels ou à travers vos commentaires, si j’ai « une idée pour faire avancer les choses ».

Oui, bien sûr, j’ai une idée, et bien plus qu’une pour faire avancer les choses ou, à tout le moins, empêcher qu’elles ne se détériorent encore davantage par la rupture avec les principes républicains.

De très nombreux Français partagent nos convictions. Je peux même vous dire qu’il n’est pas rare que des membres de cabinets de ministres soient en totale opposition avec les points de vue et déclarations de leurs propres ministres sur la question. De même que de très nombreux hommes et femmes politiques pensent l’inverse de ce que font ou disent leurs ténors sur ce sujet de l’intégration. Cette opposition existe aussi bien quant au diagnostic de l’échec de l’intégration, qu’aux solutions à y apporter – maintien de l’égalité républicaine contre importation de politiques raciales telles que la discrimination positive ; maintien du droit de vote pour les seuls citoyens contre octroi du droit de vote aux étrangers non communautaires.

Devant la multitude de soutiens potentiels dans le monde politique, tous les espoirs nous sont permis, mais il est évident à mes yeux que les Français vont devoir s’engager de manière bien plus active sur cette question qui touche à la cohésion nationale. Pour cela, nous disposons de nombreuses possibilités d’action, aussi bien en direction du personnel politique (ma « cible marketing »), qu’en direction de nos concitoyens. Sachons saisir chaque occasion d’éclairer les Français que nous côtoyons, et leur expliquer les raisons pour lesquelles il est urgent qu’ils relèvent la tête, dans un mouvement de fierté apaisé mais déterminé. Pour ce faire, vous trouverez tous les arguments dans Le puzzle de l’intégration. Listez-les, et n’hésitez pas à vous les approprier.

Travaillons également à ce que s’opère une véritable prise de conscience sur le point suivant :

si vous partagez la conviction que la question du maintien de la France « une et indivisible » est la plus importante qui soit, et que cela ne sera possible sans le respect de l’identité française fondée sur les valeurs du tryptique républicain auxquelles il est impératif d’ajouter la laïcité, alors ne votez plus pour un parti politique, mais votez uniquement selon les convictions réelles du candidat, que l’élection soit à caractère local ou national. Interpellez directement les hommes et femmes politiques ; vous serez étonnés de constater combien les vrais défenseurs de l’identité française se retrouvent dans tous les partis politiques, de même malheureusement que ceux qui, par leur ignorance ou leur bêtise, travaillent, parfois sans même en avoir conscience, à terrasser cette même identité.

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